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Régime sec
La banque d'Algérie abaisse le taux de réserve obligatoire à 3%
Publié dans Liberté le 17 - 09 - 2020

C'est la troisième fois depuis mars que la Banque d'Algérie décide d'abaisser le taux de réserve obligatoire, dans une quête permanente de libérer des liquidités.
La Banque d'Algérie vient, une nouvelle fois, d'abaisser le taux de réserve obligatoire pour apporter de l'oxygène au système bancaire algérien qui, depuis quelques mois, est au bord de l'asphyxie.
Le Comité des opérations de politique monétaire (COPM) de la Banque d'Algérie, qui s'est réuni lundi dernier, a décidé de réduire le taux de réserve obligatoire, c'est-à-dire le niveau des avoirs que les établissements bancaires et financiers sont tenus de garder en compte auprès de la Banque centrale, de 6% à 3%. Le COPM a également décidé l'activation des opérations principales de refinancement à un mois.
Ces décisions, qui confortent celles prises en avril dernier, "permettront de libérer, pour le système bancaire, des montants additionnels de ressources et de mettre ainsi à la disposition des banques et des établissements financiers des moyens supplémentaires en faveur du financement de l'économie nationale et du soutien de l'activité économique", souligne le communiqué de la Banque d'Algérie.
Ces nouvelles mesures de politique monétaire interviennent en réaction à la contraction des liquidités des banques.
Dans un communiqué sur la situation économique durant le premier trimestre 2020 et les perspectives d'évolution, la Banque centrale a indiqué, en juin dernier, que "la liquidité globale des banques a poursuivi sa baisse en 2020, passant de 1 557,6 milliards de dinars à fin 2018 à 1 100,8 milliards de dinars à fin 2019, pour atteindre 916,7 milliards de dinars à fin mai 2020, soit une contraction de la liquidité bancaire de 184,2 milliards de dinars par rapport à son niveau enregistré à fin 2019".
Après les baisses enregistrées en 2015 et 2016, la liquidité bancaire s'est relativement stabilisée après le lancement des opérations d'open market d'injections de liquidités à partir de mars 2017 pour ensuite croître fortement dès novembre 2017 après la mise en œuvre du financement non conventionnel (planche à billets).
La Banque d'Algérie avait alors augmenté le taux de réserve obligatoire, pour le porter à 8% en janvier 2018, ensuite à 10% en juin 2018 et enfin à 12% en février 2019. La planche à billets ayant été mise en veille depuis le milieu de l'année dernière, les banques voient de nouveau baisser leur niveau de liquidités.
À la lumière de ces évolutions, la Banque d'Algérie a procédé en mars 2020 à la réduction du taux de réserve obligatoire de 10% à 8%. Elle a également abaissé de 25 points de base (0,25%) son taux directeur pour le fixer à 3,25%.
En avril dernier, la Banque d'Algérie a, une nouvelle fois, réduit de 25 points de base (0,25%), le taux directeur applicable aux opérations principales de refinancement, pour le fixer à 3% au lieu de 3,25%, ainsi que le taux de réserve obligatoire de 8% à 6%.
Ces décisions ont comme objectif de dégager de nouvelles ressources de financement pour l'économie nationale à même d'atténuer le double impact de la Covid-19 et la baisse des prix des hydrocarbures sur la croissance.
Le ministre des Finances a déclaré, au début du mois en cours, que le problème du manque de liquidités enregistré récemment dans le pays était dû principalement au ralentissement de l'économie nationale du fait du confinement imposé par la pandémie de Covid-19, notamment de mars à juillet.
"La disponibilité de la liquidité est prévue au plus tard en octobre, avait-il assuré, avec la reprise des activités économiques." Mais pour certains experts, le manque de liquidités renvoie, également, aux difficultés structurelles du système bancaire en matière de mobilisation et d'utilisation de l'épargne. La collecte des ressources est considérée comme le talon d'Achille du système bancaire algérien.
Sur les quelque 5 000 milliards de dinars de monnaie fiduciaire en circulation, qui représentent près de 32% de la masse monétaire globale, entre 1 500 à 2 000 milliards de dinars représentent l'épargne, hors circuits bancaires, des agents économiques. Une hausse des retraits d'argent a été constatée depuis le début de la pandémie.

Meziane RABHI


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