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Les non-dits
44e partie
Publié dans Liberté le 15 - 10 - 2020

Résumé : Soraya affirme que s'il est bel homme, les collègues lui tourneront autour. Elle lui conseille de se rendre à son bureau car si elle reste passive elle risque de perdre son mari. Elle l'inscrit sur un site d'offres d'emploi. Les deux jeunes femmes projettent de se revoir. Lorsque Fadhéla rentre, Rédha est déjà là, mort d'inquiétude. Il l'a même cherchée dans le quartier...
- Tu as des amies ? reprend Rédha. Mais tu m'as juste parlé d'une vieille ! Tu écoutes des inconnues et tu te méfies de moi ? Je te sais jeune et naïve, mais tu n'es pas bête.
Fadhéla secoue la tête.
- Alors, explique-moi ton changement.
- Je suis rentré plus tôt pour être avec toi et je découvre que tu as passé ton temps avec des femmes qui te remontent contre moi, réplique-t-il. Notre discussion m'a ouvert les yeux et j'étais rentré avec les meilleures intentions du monde. Et voilà ce que je découvre : Madame fait confiance aux autres.
- Allah ghaleb... Je me sentais seule et j'avais besoin de me confier, s'excuse-t-elle. Mais tu te trompes, la vieille m'a recommandé d'être patiente. C'est sa petite-fille qui m'a dit de me méfier. Dans le fond, je lui donne raison.
- Et moi, je vais te prouver que tu avais tort. Je suis tout à toi. À partir de ce soir, je dînerai à la maison, et pour les week-ends c'est toi qui décideras de ce que nous ferons.
- C'est vrai ?
Fadhéla, qui n'en demande pas tant, est soulagée qu'il ait pris conscience de ses erreurs. Il la surprend en tenant ses promesses. Durant des jours, voire des semaines, il est redevenu le Rédha qu'elle a connu à Alger, amoureux et attentionné. Il a sacrifié ses sorties avec ses collègues pour être avec elle. Il a acheté des vélos et lui a appris à en faire. Ils font des ballades quand il fait beau. Les jours de pluie, s'ils ne restent pas à la maison à regarder la télé, ils partent au cinéma. Certains soirs, il amène du travail à la maison. Elle en profite pour visiter hadja Halima et lui apporte sa part des plats qu'elle a préparés. Elle aime prendre soin d'elle. Sa famille est éparpillée à travers l'Angleterre et en France. Ils viennent rarement la voir. Soraya est la plus proche et elle ne le fait que le week-end. Elles ne se sont plus revues depuis longtemps mais elles s'appellent de temps à autre. Elles prévoient de se voir bientôt.
- C'est trop, ma fille !
- Quand il y en a pour deux, il y en a pour trois, répond Fadhéla. J'ai appelé mais tu n'as pas répondu. Je m'inquiétais.
- Il ne faut pas. Je suis vieille mais en bonne santé, louanges à Dieu ! Ma fille, tu es radieuse. Est-ce que tu t'en rends compte ?
- Je crois. Je suis heureuse. Mon mari est aux petits soins avec moi, lui confie-t-elle.
- Ne serais-tu pas enceinte ? l'interroge-t-elle. Je te vois différente.
- Non, je ne crois pas. En fait, j'ai bien un petit retard mais je ne crois pas être enceinte, dit Fadhéla en rougissant. Tu me rappelles ma belle-mère. Elle a hâte de devenir grand-mère.
- Inchallah ki liyoum benti ! Qu'Allah t'accorde santé, paix et prospérité dans ton foyer ! Allah yaatik saha wel hana et deriya salha !
- Inchallah ! Merci, dit Fadhéla avant de lui baiser le front, émue. Qu'Allah t'entende ! El hadja, j'ai promis de ne pas tarder. Rédha doit avoir fini de travailler.
- Rentre bien, ma fille. Encore une fois, merci. Bonne soirée. Mais la prochaine fois, ne le laisse pas seul.
- Je tenais à ce que tu manges chaud. Mais maintenant je file, dit Fadhéla. Prends soin de toi. Bonne soirée !
Hadja Halima la remercie encore avant qu'elle ne parte. Fadhéla presse le pas, impatiente de rentrer dîner avec Rédha. En chemin, elle pense aux remarques qu'elle lui a faites. En voyant l'enseigne de la pharmacie du quartier, elle décide d'y entrer et d'acheter un test de grossesse. Elle veut en avoir le cœur net. Quand elle rentre à la maison, elle le laisse dans la poche de sa veste pour que Rédha ne le voie pas.


(À SUIVRE)
T. M.
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