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Décisive semaine
les événements s'accélèrent à la veille du 22 février
Publié dans Liberté le 15 - 02 - 2021

Le chef de l'Etat continue de recevoir les chefs de partis à El-Mouradia. Si pour l'heure Abdelmadjid Tebboune ne s'est pas encore prononcé sur son agenda, des partis qu'il a déjà reçus évoquent un remaniement gouvernemental imminent et la tenue des législatives anticipées avant l'été.
Dissolution du Parlement, législatives anticipées et remaniement ministériel imminent ; rentré d'un long séjour médical en Allemagne, Abdelmadjid Tebboune donne un nouveau coup d'accélérateur au calendrier politique qu'il avait tracé depuis son arrivée au pouvoir. Avant d'annoncer d'importantes décisions dans les tout prochains jours, le chef de l'Etat a pris le temps de consulter.
Après avoir reçu, samedi, Soufiane Djilali, Abdelkader Bengrina et Abdelaziz Belaïd, il s'est entretenu, hier, avec Abderrezak Makri et Filali Ghouini avant de s'offrir le luxe de recevoir deux membres de la direction du Front des forces socialistes. Accompagné du membre de l'instance présidentielle, Hakim Belahcel, le premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche a tenu à "lever les équivoques" sur cette rencontre qui a surpris y compris au sein des instances du parti.
Les deux dirigeants expliquent, dans un communiqué lu à leur sortie du palais présidentiel, que leur rencontre avec le chef de l'Etat visait à le sensibiliser sur la "nécessité de prendre des mesures d'apaisement" immédiates pour "retrouver la confiance" entre les Algériens et "exprimer une réelle volonté politique pour aller vers le changement attendu".
Parmi les mesures demandées par les responsables du FFS figurent la "libération des détenus politiques et d'opinion" et "l'ouverture des champs politique et médiatique ainsi que la levée des contraintes imposées aux libertés individuelles et collectives" et "la protection des droits de l'Homme".
Plus que cela, les représentants du FFS disent avoir mis en garde le chef de l'Etat sur les risques d'une "division du pays" en cas d'un "fort taux d'abstention" lors des prochaines échéances électorales. Les autres invités d'Abdelmadjid Tebboune sont restés évasifs sur le contenu de leurs discussions.
Tous ont évoqué des discussions sur "les problèmes des citoyens". Seul Abdelaziz Belaïd, président du Front El-Moustakbal, a enfreint la règle. Il affirme que le chef de l'Etat lui a dit son intention de dissoudre l'Assemblée populaire nationale "avant la fin de la semaine" en cours. Le Président a "effectivement affirmé sa volonté de dissoudre l'APN d'ici à la fin de la semaine", confirme une autre source qui a rencontré Abdelmadjid Tebboune.
En attendant l'élection d'une nouvelle Assemblée, le chef de l'Etat gérera le pays par des ordonnances présidentielles. C'est par ce billet qu'il compte d'ailleurs promulguer la nouvelle loi électorale qui ne sera donc pas entérinée par l'actuelle Assemblée, décriée par l'ensemble de la classe politique.
Remaniement partiel du gouvernement
Après la dissolution de l'Assemblée populaire nationale, le chef de l'Etat devrait convoquer le corps électoral pour des élections législatives anticipées qui "auront lieu vers la fin juin ou le début juillet", a indiqué Abdelmadjid Tebboune, cité par un de ses invités."Les élections locales suivront juste après", confirme, pour sa part, Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, qui a rencontré le chef de l'Etat samedi.
Hormis le FFS, aucun autre hôte du chef de l'Etat ne semble avoir abordé avec lui le danger que peut peser une forte abstention sur les prochaines échéances électorales. Avant d'aller vers ces élections, le chef de l'Etat a promis à certains de ses interlocuteurs des mesures d'apaisement.
Des sources au fait des discussions rapportent que le chef de l'Etat s'est engagé à faire libérer des détenus d'opinion. Une option qu'il annoncera, probablement, à la fin de la semaine en cours.
Autre décision immédiate que le chef de l'Etat a annoncé à ses convives : un remaniement du gouvernement. "Il nous a en effet confirmé qu'il procédera à un remaniement partiel de l'Exécutif pour équilibrer le gouvernement", confie Soufiane Djilali qui précise que le chef de l'Etat n'a prononcé aucun nom de ministres susceptibles de quitter le gouvernement.
Mais il semblerait que le Premier ministre restera en place au moins jusqu'aux élections législatives. "Il nous a dit qu'il n'est pas content du travail de certains ministres", a confirmé, pour sa part, Abdelaziz Belaïd, président du Front El-Moustakbal, qui s'est confié à des médias au lendemain de sa rencontre avec le chef de l'Etat. L'annonce de ce remaniement devrait intervenir, également, au courant de cette semaine, apprend-on de sources concordantes.
En attendant la tenue des élections législatives anticipées, le chef de l'Etat ne compte visiblement pas opérer de grands changements politiques. Ses orientations resteront les mêmes. Il s'est engagé, selon Soufiane Djilali, à ce que "les grandes décisions" interviennent après le scrutin législatif.
Cela va du changement total du gouvernement, qui sera conforme aux résultats des élections législatives, en passant par les grandes orientations économiques. "Les grandes réformes interviendront après les élections législatives", précise le président de Jil Jadid, qui rencontre Abdelmadjid Tebboune pour la troisième fois depuis son arrivée au pouvoir.
Les consultations vont se poursuivre au moins durant les deux prochains jours avant que les annonces présidentielles soient faites vraisemblablement vers la fin de la semaine en cours. Cette course contre la montre intervient à un moment particulier marqué par la multiplication des appels pour la reprise des manifestations du Hirak populaire. Si cette initiative ne fait pas vraiment consensus, ses adeptes s'affichent à visage découvert sur les réseaux sociaux.
En face, les autorités multiplient les mises en garde quant, notamment, au risque qu'une manifestation publique peut provoquer sur la santé des citoyens à cause de la persistance de la pandémie de Covid-19.
En attendant, plusieurs sources annoncent que le président Tebboune pourrait prononcer un discours mercredi prochain, la veille de la célébration de la Journée nationale du Chahid coïncidant avec le 18 février de chaque année. Mais la forme de cette adresse n'est pas précisée. Une chose est sûre : elle devrait, selon des sources, comporter "des annonces importantes".

Ali BOUKHLEF


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