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Les flammes de la passion
45e partie
Publié dans Liberté le 25 - 02 - 2021

Résumé : Nedjma est sidérée par les déclarations de la première femme de son mari. Pour confirmer ses dires, cette dernière lui tend son livret de famille. Aucun doute n'était plus permis. Mustapha s'était joué d'elles. Sans scrupules, sans honte, sans remords. Nedjma comprend enfin qu'il ne l'avait épousée que pour son argent !
La femme s'assit à mon chevet et me prit la main :
- Je ne vais pas te demander l'impossible. L'enfant que tu portes n'est qu'une victime et ne devrait pas payer les erreurs de son père.
Je gardai le silence un moment puis dis :
- Toi aussi... Je veux dire tes enfants aussi. Ils sont les victimes de cet homme. Je crois que tu accoucheras avant moi.
Elle passa une main sur son ventre et hocha la tête :
- Dans deux mois, tout au plus. Et toi ?
- Dans quatre mois.
Elle prit une longue inspiration avant de poursuivre :
- Je... Je n'aimerais pas te perturber. Mais quelle solution vois-tu dans ce labyrinthe ? Je suis prête à accepter tout ce que tu proposeras.
Je fermai les yeux un moment et me mis à réfléchir.
Bien que je n'aie pas eu de ses nouvelles, je savais que Mustapha était chez lui. Il n'avait jamais quitté la ville depuis la fin de l'année scolaire.
Comme si elle lisait dans mes pensées, Nassima me lança :
- Tu as deviné. Il est à la maison. Nous ne nous adressons plus la parole depuis quelque temps. Je veux dire depuis... Depuis que j'ai tout découvert.
- Comment as-tu donc découvert toute cette perfidie ?
Elle ébaucha un sourire triste :
- Un jour où je lui demandai de m'expliquer ses absences longues et
répétées, ce salopard me balança au visage qu'il s'était remarié. Sans prendre de gants, il me signifia qu'il n'hésiterait pas à me jeter dans la rue si je me mettais à le harceler. Avec deux enfants sur les bras et un troisième dans mon ventre, où pourrais-je me rendre ? Mon mari n'aimait personne. C'est un homme sans loi ni foi, qui fréquente les salles de jeu et y dépense la quasi-totalité de ses salaires. Pour subvenir aux besoins de mes enfants, je fais un peu de couture de temps à autre. Juste de quoi survivre. Je... Je n'ai pas fais d'études assez approfondies pour espérer dénicher un poste de travail.
Le vertige me reprit. J'avais vu juste. Mustapha voulait mon argent !
Je regardais mon ventre qui s'arrondissait de jour en jour. Que vais-je devenir ? Que vais-je faire ?
Je sentais que j'avais raté ma vie. Je ne voulais écouter personne au moment opportun et me voici prise à mon propre piège.
Je n'avais pas le droit de torturer cet enfant qui naîtra dans quelques mois. Bien sûr, j'ai pensé au divorce. Mais avec ce bébé qui allait naître, la perspective ne m'enchantait pas.
Je revins vers Nassima dont les cernes sous les yeux renseignaient sur de longues nuits sans sommeil :
- Ne fais rien pour le moment. Je... Je vais réfléchir. Nous allons faire payer à ce monstre toutes ses erreurs.
Elle hocha la tête et leva ses mains :
- Que Dieu le chatie. Que la justice divine lui fasse payer tout le mal qu'il nous fait.
Je lui serrai la main :
- Ne t'en fais pas. Nous nous en sortirons.
Elle toussota :
- Heu... Tu ne m'en voudras pas de t'avoir ainsi bousculée ? À vrai dire, cela fait des jours que je te cherchais. Je voulais juste connaître la femme qui avait mis le grappin sur mon mari.
Je l'interrompis d'un geste :
- Je comprends fort bien ton attitude. À ta place j'aurais procédé de la même manière.
Je pris quelques billets de mon porte-monnaie et les lui tendis :
- Tiens. C'est pour les enfants.

(À SUIVRE)
Y. H.
[email protected]
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