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Abdelmadjid Yahi : "Nous jouons avec le feu"
Il est président de la commission des candidatures mais il ne cautionne pas les... élections
Publié dans Liberté le 10 - 04 - 2021

Elu à la présidence de la commission des candidatures pour les élections, prévues le 15 avril prochain, sur proposition de l'ex-président de la fédération Kheireddine Zetchi lors de la dernière assemblée générale, Abdelmadjid Yahi ne semble curieusement pas convaincu par la mission qui lui est dévolue et encore moins par le processus en cours pour le renouvellement de la FAF. Yahi y va un peu à contrecœur, comme s'il y était forcé, alors qu'il a le choix de ne pas cautionner la démarche de la tutelle. Il est président de la commission des candidatures mais il ne cautionne pas les... élections.
Incongru, n'est-ce pas ? "Le prochain président de la FAF ne sera pas reconnu par la FIFA. Le MJS a imposé une feuille de route différente de celle de la FIFA, qui incite pour les amendements des statuts avant les élections. Nous sommes en train de faire le contraire sur injonction du MJS. Nous nous plions à cela mais je ne peux pas m'empêcher de tirer la sonnette d'alarme ; nous allons droit dans le mur", martèle Abdelmadji Yahi sur les ondes de la Radio nationale avec une légèreté déconcertante.
Et d'ajouter : "C'est le MJS qui a établi cette feuille de route alors que nous pouvions prendre notre temps, amender les statuts et puis passer aux élections sans crainte. Nous naviguons à vue en raison du jusqu'au-boutisme de certains. Il fallait, à mon sens, privilégier le dialogue entre la FAF et le MJS et ne pas jouer avec le feu", reprenant du coup fidèlement le discours de Kheireddine Zetchi, prié par les pouvoirs publics justement de plier bagages de la FAF pour avoir justement tenu tête au MJS sur cette question entre autres.
De là à dire que Yahi désavoue le MJS, il n'y a qu'un petit pas à franchir. Son maintien à la tête de la commission des candidatures devient même problématique. Jugez en : alors que les pouvoirs publics semblent avoir tout ficelé pour une liste unique pour le bureau fédéral, avec à sa tête Charef Eddine Amara, Yahi avertit également en termes à peine voilés que le président du CRB ne remplit pas les critères d'éligibilité pour le poste de président.
"Pour être président de la FAF, il faut remplir les critères d'éligibilité pour le poste, à commencer par le fait que le candidat doit avoir exercé des responsabilités dans des institutions ou associations sportives de football pendant au moins cinq (5) années consécutives. Je vous promets que l'étude des candidatures se fera dans le strict respect de la loi, et dans le cas où il n'y aurait pas de candidat, nous serons appelés à reporter le scrutin de la FAF", dit-il. Abdelmadji Yahi fait référence à l'article 26 des statuts de la FAF qui stipule que "les candidats aux fonctions de membres du bureau fédéral et de président de la FAF doivent répondre aux conditions d'éligibilité ci-après : être membre de l'assemblée générale ; être de nationalité algérienne ; être âgé au minimum de 30 ans ; jouir de ses droits civils et civiques ; ne pas avoir subi de sanction sportive grave ; ne pas avoir été condamné pour des délits infamants ; avoir un niveau de formation justifié, soit par des titres universitaires, soit par l'exercice d'une fonction de responsabilité supérieure au sein du secteur public ou privé ; avoir exercé des responsabilités dans des institutions ou associations sportives de football pendant au moins cinq années consécutives".
À croire Yahi donc, Charef Eddine Amara se retrouverait hors course, sachant qu'il est président du CRB depuis novembre 2018, soit moins de 5 ans. Cependant, et ce que ne dit pas Yahi, les pouvoirs publics misent sur une disposition de loi pour valider la candidature de Amara, à savoir : "Des mesures dérogatoires aux conditions d'éligibilité prévues aux articles 13 et/ou 14 ci-dessus, peuvent, en cas de nécessité, être accordées exceptionnellement par le ministre chargé des Sports aux candidats postulant à un mandat aux postes de dirigeants sportifs bénévoles élus et ce, sur rapport dûment motivé de ses services compétents, notamment aux champions olympiques et champions du monde, ainsi qu'aux personnes dûment qualifiées, présentant un handicap, ayant des aptitudes ou ayant contribué à la promotion et au développement de la discipline." Une brèche règlementaire toute trouvée pour le MJS afin de placer son poulain. Abdelmadjid Yahi trouvera-t-il à y redire ? Attendons pour voir ! En attendant, la FIFA a déjà adressé deux correspondances à la FAF, concernant l'obligation d'amender les statuts avant les élections.
La première correspondance est datée du 16 octobre 2020, et la seconde du 12 février dernier. Le 14 mars dernier, Liberté avait révélé justement le contenu de la seconde lettre de la FIFA dans laquelle elle écrit : "Nous nous référons à nos derniers courriers en date des 15 juin et 16 octobre 2020, par lesquels nous vous requérons de donner suite au processus de révision du cadre statuaire et réglementaire de la FAF dans le but d'assurer une harmonisation avec les principes et exigences de la FIFA, comme expliqué lors de la réunion de la mission FIFA déployée à Alger en novembre 2019.
Bien que la pandémie de Covid-19 et les mesures sanitaires nationales prises dans ce contexte aient retardé la finalisation de ce processus, nous sommes au regret de constater que les nouveaux statuts ainsi que le nouveau code électoral de la FAF n'ont à ce jour toujours pas été adoptés par l'assemblée générale de la FAF, cela compromettant fortement l'organisation des élections de la FAF prévues en principe pour le premier semestre de 2021.
Nous vous rappelons cependant que la FAF ne saurait organiser ses élections sans avoir au préalable adopté ses nouveaux textes et convoqué l'assemblée générale élective sur le fondement desdits textes révisés", écrit la FIFA dans une lettre envoyée par l'ex-président de la commission des fédérations de la FIFA, Véron Mosengo-Omba, récemment nommé secrétaire général de la CAF. Et d'ajouter : "Nous mettons un point d'honneur à la réalisation des étapes précitées dans le respect des articles 14 al 1 et art 19 al 1 des statuts de la FIFA, selon lesquels les associations membres de la FIFA sont statutairement tenues de gérer leurs affaires de manière indépendante et sans influence indue de tiers.
Tout manquement à ces obligations peut entraîner des sanctions prévues dans les statuts de la FIFA pouvant aller jusqu'à la suspension de la fédération concernée, et ce, même si l'influence d'un tiers n'est pas imputable à l'association membre. Compte tenu de ce qui précède, dans l'hypothèse où les nouveaux textes révisés en collaboration avec la FIFA ne seraient pas adoptés avant les prochaines élections de la FAF cette année, nous serons contraints de présenter la situation de la FAF aux organes compétents de la FIFA pour une prise de décision."


S. L.


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