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Les pays du Sahel s'inquiètent de l'absence d'un plan de retrait
Forces étrangères et mercenaires en Libye
Publié dans Liberté le 13 - 07 - 2021

La question de la présence des forces étrangères et des mercenaires en Libye inquiète au plus haut point les pays voisins, ceux de la sous-région du Sahel ainsi que les institutions internationales notamment l'ONU.
L'envoyé spécial de l'ONU en Libye, Jan Kubis, a entamé, hier, des concertations en vue de nommer un chargé des affaires sécuritaires auprès de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul), qui aura pour, entre autres missions, le désarmement des milices et leur intégration dans les corps civils, sécuritaires et militaires de l'Etat. Cette mesure qui a fait l'objet de larges discussions, samedi, lors de la réunion regroupant Jan Kubis et le Comité militaire libyen 5+5 dans la ville de Benghazi, est aussi l'une des recommandations de la Conférence internationale sur la Libye Berlin2, tenue récemment en Allemagne.
La démobilisation des milices est aussi primordiale pour la réunification de l'institution militaire laquelle reste une condition incontournable pour le recouvrement de la totalité de la souveraineté libyenne Lors du dernier sommet, tenu par visioconférence, le 9 juillet dernier, les chefs d'Etat du G5 sahel ont également exprimé leur profonde préoccupation au sujet de l'absence d'un plan de retrait des mercenaires étrangers de ce pays, estimée à près de 30 000 combattants surarmés, et de ses répercussions sur la sécurité des pays du G5 Sahel et de la sous- région.
Pour autant, les chefs d'Etats du Burkina Faso, de la Mauritanie, du Niger et le président de la transition au Mali, auxquels s'est joint le Président français, ont demandé expressément que les Nations unies et la Libye communiquent sur le plan de retrait ordonné des milices armées étrangères de Libye et contribuent à la sécurisation des frontières du G5 Sahel durant la phase de retrait. Dans le communiqué final sanctionnant les travaux de la 5e session extraordinaire de leur conférence, les chefs d'Etat du G5 Sahel ont d'abord salué l'adoption de la résolution 2570 du Conseil de sécurité des Nations unies du 16 avril 2021, demandant à toutes les parties au conflit en Libye de veiller à l'application intégrale de l'accord de cessez-le-feu du 23 octobre 2020 et engageant vivement tous les Etats membres à respecter et à appuyer ce processus, notamment en retirant sans tarder l'ensemble des forces étrangères et des mercenaires du territoire libyen.
Ils ont relevé, à cet égard, qu'une réunion du Conseil de Sécurité des Nations unies sur les risques d'une dispersion dans les pays de la région des mercenaires présents en Libye s'est tenue le 27 avril 2021 à la demande des membres africains du Conseil de Sécurité (Kenya, Niger et Tunisie). Ils ont relevé également que dans son communiqué final du 19 juin 2021 à Accra, la conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement de la Cédéao a exprimé sa préoccupation quant aux effets déstabilisateurs des opérations des groupes de mercenaires venant de Libye et ont appelé à une action internationale concertée en vue de la résolution urgente de cette question, impliquant le désarmement des groupes de mercenaires.
Ils ont relevé aussi la préoccupation formulée par la République du Soudan le 15 juin 2021 sur la perspective de retour des mercenaires de Libye pour leur pays encore en phase de stabilisation surtout si ces combattants reviennent avec leurs armes et ont appelé à considérer cette question "comme prioritaire pour la sécurité de la région". Ils se félicitent enfin des engagements pris par les parties prenantes à l'occasion de la Conférence sur la Libye, à Berlin, le 23 juin 2021.
Par ailleurs, les chefs d'Etat du G5 Sahel et le président français qui se sont réunis pour évaluer la situation sécuritaire au Sahel ont aussi pris plusieurs décisions pour faire face à la persistance de la menace terroriste dans le Sahel. Les chefs d'Etat ont ainsi exprimé leur volonté d'autonomiser la Force conjointe du G5 Sahel sous une seule responsabilité opérationnelle, financière et logistique et appelé à la mise en place du Centre de fusion du Renseignement à Niamey et insisté sur la nécessité de renforcer la Force conjointe autour du Bassin du Lac-Tchad .

A. R.


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