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Les occupants des logements abandonnés à leur sort
Coopérative immobilière Frères-Mebarki à Boghni
Publié dans Liberté le 20 - 09 - 2021

Certains bâtiments ne sont même pas sortis de terre, quatorze ans après le lancement du projet de 300 logements promotionnels, constate-t-on sur place.
Quinze souscripteurs auprès de la coopérative immobilière Frères-Mebarki, projet de 300 appartements mis en vente sur plan, au lieudit Ighil-Anane, à la périphérie de la ville de Boghni, dans la wilaya de Tizi Ouzou, sont abandonnés à leur sort depuis qu'ils ont décidé d'occuper les logements semi-finis dans cette cité, après avoir attendu plus de quatorze ans sans que le promoteur ait respecté ses engagements.
Depuis le mois de mai dernier, ils vivent dans des conditions inacceptables. "Nous en avons eu ras-le-bol car personne ne voulait nous entendre. Après cette longue attente, nous avons alors décidé d'occuper ces logements achevés seulement à hauteur de 70%. Nous savons que c'était un risque. Mais nous ne pouvions pas attendre encore plus de temps. Et voilà, cinq mois après, personne ne s'est inquiété de notre sort", clame haut et fort Hamid, l'un de ces souscripteurs.
"Notre action était le dernier recours pour se faire entendre. Que toutes les autorités sachent que certains souscripteurs sont décédés sans dormir une seule nuit dans l'appartement qu'ils ont payé en s'endettant auprès des banques", enchaîne Mohamed, un autre souscripteur, rappelant que cette situation a provoqué des divorces et des familles déchirées.
Nos interlocuteurs affirment qu'ils ne sont pas au bout de leurs peines. "Nous avons passé presque cinq mois dans des conditions inimaginables : pas d'eau, pas d'électricité, pas de gaz naturel, de la poussière partout. Je ne peux encore m'étaler sur d'autres manques. Nous sommes à la veille de la rentrée scolaire. Comment et où allons-nous inscrire nos enfants ?" souligne, en outre, Chabane, un autre souscripteur croisé devant le chantier.
La patience de ces acquéreurs a atteint ses limites. Les banderoles accrochées à l'entrée démontrent leur désespoir. On peut y lire entre autres : "Appel à la SNC Mebarki, vous avez brisé nos rêves", "SOS familles : acquéreurs en détresse, un toit = dignité", "14 ans d'humiliations, Barakat"...
Un autre occupant de ces logements inachevés affirme que "des convocations nous ont été remises par la police car une plainte a été déposée à l'encontre de deux occupants seulement au tribunal de Draâ El-Mizan. Nous n'allons pas quitter les lieux au péril de nos vies, car c'est notre droit absolu de les occuper".
Et de confier au passage qu'il a réglé une facture de 150 millions de centimes de loyer, sans compter les autres dépenses à chaque changement de logement loué, depuis qu'il a opté pour l'achat de ce logement auprès de cette promotion immobilière. Pour Mohamed, un autre acquéreur, retraité de son état, "les autorités locales sont carrément absentes".
À noter que ces souscripteurs ont adhéré à ce projet en 2007. Et ce n'est qu'après avoir versé les premières tranches financières qu'ils apprirent qu'il s'agissait finalement de logements en vente sur plan et non pas de logements LSP. En dépit de tout cela, ils ont accepté cette proposition.
Le permis de construire n'a été signé au promoteur qu'en 2012. À signaler que certains blocs ne sont pas encore sortis de terre. Ces occupants, qui ne se considèrent pas comme des "squatteurs", sont décidés à aller jusqu'au bout.
Aussi, faut-il le dire, d'autres souscripteurs se trouvent dans la même situation dans d'autres localités de la wilaya, où ils ont été bernés par des promesses pareilles sans habiter des appartements qu'ils ont réglés rubis sur l'ongle depuis des années, à l'exemple des 104 logements promotionnels de l'agence foncière de Boghni qui sont à leur dixième année.

O. Ghilès


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