Au 1er trimestre 2022: Près de 48 millions d'abonnés à la téléphonie mobile    Couverture de 80% des besoins agricoles en 2023: L'Algérie se dote d'une banque des semences    Sonatrach: 11 milliards de $ affectés aux Industries pétrochimiques    Ghannouchi sur le départ ?    FAF-LFP-CNRL: Clubs endettés, décision le 16 août    Le football oranais en deuil: Khedim «Abrouk» n'est plus    Jusqu'à 46 degrés sur l'Ouest et le Centre    Tiaret: Cinq morts dans une collision    Bouira: 14 blessés dans un carambolage    New York : Salman Rushdie «poignardé au cou»    Réalisations structurantes ?    Antony Blinken au Rwanda    Saïd Chanegriha supervise les derniers préparatifs    On s'organise comme on peut    La Série A démarre aujourd'hui    Vahid Halilhodzic limogé    Zefizef «corrige» Lekjaâ    Un fleuron pour l'excellence technologique    Le Makhzen affame son peuple    L'Autorité nationale installée    Un policier assassiné    En constante amélioration    À doses homéopathiques    «Tebboune accorde un grand intérêt à la diaspora»    Le pays confronté à l'insécurité persistante    L'édition du retour...    Fondateur du roman algérien moderne    Echanges multiples    Wanda Nara sort la sulfateuse et menace le PSG    Jeux de la Solidarité Islamique 2022 / Athlétisme : deux nouvelles médailles de bronze pour l'Algérie    Annaba: jeux de plage et concerts créent une ambiance estivale bon enfant    Coronavirus: 148 nouveaux cas et aucun décès ces dernières 24h en Algérie    Les enfumades de Sebih à Chlef, un crime colonial ancré dans la Mémoire collective    Téléphonie mobile: 47,67 millions d'abonnés au 1er trimestre 2022 en Algérie    Sahara occidental: Joe Biden appelé à soutenir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination    Des températures caniculaires annoncées samedi et dimanche sur l'Ouest et le Centre du pays    Sonatrach: 11 milliards Usd affectés au développement des industries pétrochimiques pour 2022-2026    Sahara occidental : la résolution du conflit tributaire de l'application du plan de règlement Onu-africain    11e Festival de la chanson Chaâbi : prestations de quatre ténors confirmés du genre    L'Algérie condamne "énergiquement" les attaques terroristes au Mali (MAE)    Autorité de protection des données à caractère personnel: "parachever la construction institutionnelle"    Chanegriha examine les derniers préparatifs du concours militaire international "Section aéroportée 2022"    Hiroshima et Nagasaki : 06 et 09 août 1945 : Géopolitique de la terreur nucléaire (2/2)    L'écrivain Dib, la BNF et la terre algérienne    L'heure de la convergence patriotique    Agrément à la nomination du nouvel ambassadeur d'Algérie auprès de la Côte d'Ivoire    Journée nationale de l'ANP: Toufik, Nezzar et plusieurs généraux à l'honneur    Remaniement : le suspense est à son comble !    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Ouyahia, Sellal et les Benamor risquent 10 ans de prison
Procès du groupe Benamor
Publié dans Liberté le 29 - 03 - 2022

Une nouvelle affaire, un autre procès et une nouvelle condamnation en vue contre les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal. Cette fois-ci, ils sont poursuivis dans le dossier de l'homme d'affaires du groupe Benamor jugé la semaine passée. Le procureur de la République près le Pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M'hamed a requis, hier, des peines allant de deux à dix années de prison ferme contre eux et les autres coaccusés. Le parquet a réclamé dix ans de détention assortie d'une amende de deux millions de dinars contre les anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, et six ans de prison assortie de deux millions de dinars contre l'ancien ministre de l'Agriculture, Rachid Benaïssa, jugé comme prévenu libre.
Les propriétaires du groupe agroalimentaire, Laïd et El-Hadi Benamor, encourent dix années de prison assortie d'une amende de huit millions de dinars, tandis que Sami Benamor risque, lui, huit ans de prison ferme.
Le parquet a, par ailleurs, requis des peines variant entre deux et six années de prison contre le reste des accusés et une amende de 32 millions de dinars à l'encontre des sociétés incriminées. Les accusés sont poursuivis pour plusieurs chefs d'inculpation dont la dilapidation de deniers publics, le blanchiment d'argent, l'obtention d'indus avantages et l'exploitation illégale de terres agricoles dans le cadre de l'acquisition du complexe agroalimentaire de Corso, à Boumerdès.
Le groupe Benamor est également poursuivi pour de présumés transferts illégaux de devises à l'étranger et des surfacturations lors d'opérations d'importation de blé. À l'ouverture du procès le 23 mars dernier (voir Liberté du 24/03/2022), Laïd Benamor, en détention depuis plus de deux ans, a clamé son innocence en niant avoir bénéficié de favoritisme dans le dossier de reprise de la minoterie de Corso, qui se trouvait à l'arrêt depuis 2003. Il a expliqué que l'Etat, en quête de partenaires privés pour sauver les minoteries, son groupe avait signé un accord de partenariat public-privé avec les Eriad d'Alger conformément à la réglementation pour prendre la gestion de la minoterie. Après avoir investi pour deux milliards de dinars en matériel et rénové l'ensemble de l'usine, le groupe Benamor a été débarqué sans explication, a continué l'accusé en avouant ignorer les raisons de cet évincement. Sur l'accusation de transferts illégaux de devises à l'étranger et des surfacturations lors de l'importation de blé, Laïd Benamor et son frère, Mohamed El-Hadi, actionnaire dans une société d'exportation de blé basée en Suisse, ont également nié toute violation de la loi.
De son côté, Rachid Benaïssa, ancien ministre de l'Agriculture et du Développement rural, a nié être intervenu en faveur du groupe agroalimentaire, assurant que seul Benamor avait exprimé un intérêt pour l'usine de Corso. "C'est le Conseil des participations de l'Etat, que présidait le Premier ministre, qui a donné son accord pour le partenariat Benamor-Eriad." Ce qu'Abdelmalek Sellal, Premier ministre au moment des faits, a confirmé lors de sa déposition, en niant, lui aussi, avoir appuyé le groupe Benamor et assurant s'être conformé à la loi. Ahmed Ouyahia a également rejeté les accusations qui pèsent sur lui, les jugeant sans fondement. Désormais, la parole est aux avocats de la défense qui vont tenter de démonter le dossier d'accusation.

S. Ould Ali


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.