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L'ex-policier Dahou Abdelkader voué à la mendicité à Mascara
Publié dans La Nouvelle République le 24 - 08 - 2012

Pour la direction générale de la Sûreté nationale, le cas du fonctionnaire de police Dahou Abdelkader admis en invalidité catégorie II, qui rappelons-le sera revu et corrigé par les services de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés agence de la wilaya de Mascara, en catégorie I, est...
Après le recours déposé en ce sens en date du 19/10/2009, la Caisse a réexaminé la capacité de travail pour la remettre à sa juste valeur de classification II à la condition que l'agent de l'ordre public doit reprendre son travail le 1/10/2010. Une fin d'invalidité sur commande, pressentiE comme une véritable injonction où la Caisse a laissé perplexe la famille de l'ex-policier qui ne sait plus à qui se fier devant des institutions n'ayant vraisemblablement aucune cohésion sociologique. Pour la Caisse agence Mascara, qui demeure de marbre dans cette triste affaire, la notification de suppression d'une pension d'invalidité à l'ex-policier sous le numéro 1569/2009, illustre cette vicissitude d'échanges de correspondances et autres procédures administratives, notoirement connue comme étant parfaitement l'impéritie d'un système moribond et obsolète qui perdure dans les dédales d'une bureaucratie digne des régimes bananiers. Pour rappel, cette affaire qui perdure depuis 2009 a vu le policier Dahou Abdelkader, malade physiquement et psychiquement après plusieurs années de dévouements de bons et loyaux services dans un corps de service de sécurité, durant la décennie noire, fut admis en invalidité catégorie II par la commission de réforme de la direction générale de la sûreté nationale. Le patient Dahou Abdelkader n'est pas au bout de ses surprises, lui qui a déposé une demande de recours devant la commission d'invalidité de la direction générale de la sûreté nationale, vu les nouvelles dispositions, sera examiné en date du 19/10/2009. L'étude du dossier par la commission en question a eu pour résultat que dans le fond et la forme la mention «Admis» a été apposée définitivement au dossier du policier, pour faire valoir son droit à une équitable pension décente via la Caisse nationale agence Mascara, a brusquement tourné à la frayeur. Au cours du deuxième semestre de l'année en cours, c'est-à-dire en 2012, l'ex-policier Dahou Abdelkader, après avoir espéré vainement que son cas soit sérieusement et dignement pris en charge par la direction générale de la Sûreté nationale, chutera brusquement à deux reprises en séjournant dans un service psychiatrique sise à Sidi Bel-Abbès, et ce, suite à des dépressions survenues à cause des attentes d'une bureaucratie obscurantiste via des mentalités rigides qui en disent long. L'anecdote est étonnante, même s'il ne faut pas la montrer en épingle : une bureaucratie subversive, qui s'est muée en tradition des plus maniaques sévissant dans la quasi-totalité de nos augustes institutions, s'en prend à qui la montre sous un jour dérisoire. Ce que Dahou Abdelkader rappelle aussi, lors de son difficile déplacement à la maison de la presse pour exposer les inattendus péripéties dont il se dit être victime, empêchant le malheureux ex-agent de l'ordre public de vivre décemment avec ses cinq enfants sur des fondements salubres, ou malheureusement, ce laissé-pour-compte de la société algérienne, vivant dans une situation des plus déplorables, pis encore inhumaine n'honorant ni la Caisse ni la direction générale de la sûreté nationale. Moralement et financièrement accablé, l'ex-agent de l'ordre public, Dahou Abdelkader, éreinté par deux maladies chroniques, le diabète et la dépression, a vu dernièrement sa carte Chiffa annulée, pour des considérations veules que l'éthique ne peut accepter. Y a-t-il une solution ? Une chose est sûre, l'ex-policier lâché par les divers discoureurs officieux sur papier s'est retrouvée dans un cul de sac dont il ne peut se sortir qu'aidé par les vrais décideurs qui sont autour de la table de la sûreté nationale. Depuis presque quatre années, l'ex-agent de l'ordre public est constamment balancé entre une commission d'invalidité de la sûreté nationale et autres médecins-contrôleurs de la Caisse, le tout enveloppé dans une allure d'entretien de type policier où la suspicion est souvent une règle d'or. La décision de suppression de la pension d'invalidité par les médecins-enquêteurs de la Cnas-agence de Mascara, notifié, d'ailleurs, à l'ex-malheureux policier, est du fait que Dahou Abdelkader a contracté la maladie dans son corps d'origine, et que c'est à son employeur de le prendre en charge. Une prise de décision des plus irresponsables vu la situation dans laquelle se se débattent l'infortuné ex-agent de l'ordre public et sa famille, ce dernier ne pouvant plus subvenir à ses besoins, car réduit à la mendicité. Le 8 octobre 2010, un procès-verbal de notification dressé par la sûreté de daïra de Tighennif, sous le numéro 9354, et ce, suite à un télégramme officiel sous le numéro 51795 lui indiquant ouvertement que le bureau des expertises médicales que l'ex-policier Dahou Abdelkader est inapte à reprendre ses fonctions. Rejoindra ou pas, ira ou n'ira pas, l'infortuné patient vit le calvaire digne d'un véritable «apatride» vivant un calvaire occasionné par des décisions prises à l'encontre des droits humains. Pour conclure, l'ex-policier Dahou Abdelkader, au cours de notre entretien, durant le mois ramadhan de 2012, lui qui ne veut pas quémander auprès de ses proches parents et autres voisins pour subvenir au besoin de ses cinq enfants et de leur mère, dissimule mal son inquiétude en nous déclarant en ces termes : «Ni revenu pour nourrir mes cinq enfants, ni le courage de faire la manche pour nourrir convenablement et habiller ma famille. Toutes les raisons sont bonnes pour mendier, pour réclamer de l'argent indus. Je refuse de vivre mes enfants et moi aux dépens des autres. Les aides personnalisées de la direction générale de la sûreté nationale restent le meilleur moyen de nous intégrer ma famille et moi.» Pour la bonne conscience ou par humanisme, tout à chacun souhaiterait aider les traîne-misère à ne pas rester dans la faim et l'indigence. Dans ce cas bien précis, on se demande le rôle des œuvres sociales de la direction générale de la sûreté nationale dans la détresse déplorable de l'ex-agent de l'ordre public Dahou Abdelkader voué à la mendicité et à la misère ? N'est-il pas vrai que l'administration n'est jamais reconnaissante envers ses utilisés !

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