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Entre acquis et attentes
Publié dans La Nouvelle République le 22 - 10 - 2014

Cette journée de la presse algérienne nous offre l'occasion de faire une petite réflexion sur l'évolution de la presse algérienne, ses aspects positifs et ses tracas ; nous dirons que, globalement, l'Algérie compte depuis l'indépendance près d'une centaine de quotidiens nationaux, la presse régionale y faisant figure de parent pauvre, avec à peine une dizaine de titres, paraissant surtout dans les grandes villes.
Par ailleurs, la presse en ligne commence à faire son irruption progressive, et le bouleversement ne faisant que commencer, certains quotidiens nationaux prévoyant les conséquences incontournables, ont entrepris, déjà, des initiatives dans ce contexte (presse numérique, à l'image d‘El Watan, Liberté et El Khabar) en vue de l'inévitable redéploiement à venir. Cela dit et quoique la presse numérique constitue un défi à relever par la presse traditionnelle, il n'est pas sûr que cette dernière soit à moyen terme menacée d'une relative disparition comme cela plane sérieusement sur les pays d'Occident. Car les conditionnements des environnements socioculturels diffèrent grandement, et la presse sur papier a encore de beaux jours devant elle en Algérie et en Afrique, en général pour ne parler que de ces zones géographiques où les possibilités d'une numérisation de la presse ( et du livre) ne pourrait être au diapason du rythme d'évolution des pays occidentaux pour des motifs connus ( généralisation des moyens sophistiqués et parallèlement le rapport correspondant de l'évolution culturalo-éducative environnementale portée à un haut degré de consommation médiatique régulière, etc.) Evidemment, cette perspective des journaux en ligne nationaux ou provinciaux, est en cours, s'attelant d'ores et déjà de faire face au déclin du support papier, en créant notamment des sites web originaux proposés comme supports publicitaires et médiatiques de plus en plus prisés par les nouveaux publics de plus en plus familiarisés par les achats en ligne, les commandes et services en ligne, etc., et les téléchargements sur les cellulaires GPS, 3G+4, , etc. Quoique d'une manière générale, il semble quasi certain qu'il subsisterait toujours une complémentarité entre le papier et le web. Et malgré que certains titres soient allés plus loin en abandonnant carrément le support papier et en optant pour le support Ipad de l'Internet, l'initiative de ces groupes et entreprises qui ont décidé de combiner leurs efforts en lançant une plateforme numérique commune de la presse régionale sur Ipad ne pourraient jamais éclipser totalement le support papier. Ce qui a fait dire à des observateurs des medias français que la galaxie Marconi s'appuie sur celle de Gutenberg pour se valoriser et vice-versa (exemple les journaux vantant telles prouesses informatiques et les sites web ou télés numériques faisant la promotion de tels livres ou contribuant à la propagation de tels articles de presse qui commentent telles émissions ou tels contenus de réseaux web, Twiter, etc.) Le chemin qui reste à parcourir Au vu de ce qui a été fait, on peut dire que beaucoup de chemin a été parcouru par la jeune presse algérienne écrite postindépendance, le plus dur étant passé, comme l'estime le professeur Brahim Brahimi. (Cf Le pouvoir la presse et les intellectuels en Algérie, Brahim Brahimi, éd. L'Harmattan, Paris 1990, p, 29-32-35 et 38). Mais il reste également beaucoup à faire dans la perspective de la consolidation des chers acquis et notamment de la liberté d'expression de plus en plus menacée aujourd'hui, en Algérie, témoin en sont les divers procès intentés aux journalistes algériens, d'autres en cours qui ne sont pas sans ternir l'image du pays à l'extérieur. Certes les journaux et gens de la corporation de presse algérienne ne sont pas exempts de fautes, mais ils sont pour leur plupart intensément animés d'un puissant idéal démocratique qui se voient mal œuvrer en se conformant au moule du «politiquement correct», au risque de susciter de temps à autre, ces incontournables conflits périodiques «presse- institutions représentatives du pouvoir, presse, personnalités politiques», etc. Quand on se veut s'acquitter honorablement de sa tâche suivant la constante pratique journalistique universellement admise et tolérée dans toutes les contrées du globe, dont certains pays émergents du «Tiers-monde» qui se déclarent résolument pour le respect de la liberté d'expression, tels que l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Sénégal, le Mexique, le Liban, l'Argentine, la Malaisie, etc. A plus forte raison quand cela est consacré par la législation en vigueur, mais qui nécessiterait peut-être une actualisation pour une reconsidération des droits et devoirs des gens de la corporation plus que jamais appelés à défendre et promouvoir leurs droits et leurs acquis. Et comment ne peuvent-ils pas être inquiets pour le devenir de leur profession ces journalistes qui ont vu différents avant-projets de lois sur l'information dont ceux considérés comme étant un véritable « code pénal bis ». Et à propos de ces lois sur l'information chez nous, relevons ce qu'évoque le Dr Ammar Belhimer dans une de ses contributions sur la presse nationale, mentionnant que durant une période charnière quatre différents avant-projets ont vu le jour : «Le premier dont l'ambition était de toucher à tous les points était l'œuvre d'une commission nationale préparatoire à laquelle étaient associés des journalistes élus parmi leurs pairs». Concernant le second, il a été élaboré par une cellule de réformes animée par Hadj Nacer, sous l'autorité de Mouloud Hamrouche SG de la présidence à l'époque, avant- projet qui «a été soumis à une délégation du Mouvement des journalistes. Plus concis que le premier, le texte de la présidence n'avait pas pour ambition de réglementer la sphère des médias. Prônant une philosophie et une démarche libérales, il se limitait à lever les interdits pesant jusque- là sur les libertés de presse et d'édition». Le troisième avant-projet, poursuit l'universitaire – journaliste, émanait quant à lui du gouvernement Merbah : «C'était un document à forte connotation réglementaire qui n'envisageait à aucun moment l'ouverture du champ médiatique. Le quatrième projet était issu des journalistes eux-mêmes, suite à une houleuse et mémorable assemblée générale tenue un soir de Ramadhan à la salle ex-ABC». Récemment, une autre loi de l'information est intervenue en janvier 2012 venant abroger tous les agréments des titres délivrés en 1990 et obligeant leurs acquéreurs de se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation en vigueur...ce qui a entraîné la cessation de parution de plusieurs publications indépendantes dont principalement des revues culturelles et magazines. On aurait dû dispenser les anciens détenteurs d'agréments de revues culturelles périodiques datant de 1990 du renouvellement impératif de leurs dossiers pour n'astreindre que les nouveaux venus de se conformer aux nouvelles dispositions de 1992, ce qui aurait éviter la disparition du peu qui restaient de ces publications culturelles et éducatives dont les éditeurs avaient reçu un coup de masse fatal au lieu du soutien espéré, reléguant du coup au chômage nombre de journalistes-débutants et hommes de Lettres reconvertis dans la presse. Ces éditeurs culturels, aujourd'hui au bord de la retraite, ne pourraient-ils pas bénéficier de dispositions particulières, eux qui n'avaient avec leurs initiatives éditoriales que des desseins à visée culturelle et pédagogique sans jamais avoir été aidés financièrement par personne ? Ceci sans parler de l'octroi sélectif des pages publicitaires sous parrainage – qui l'ignorait- des décideurs du DRS, intervenant à divers niveaux institutionnels d'ailleurs, comme en témoigne le récent retrait de 21 colonels de cette instance des ministères alors qu'on ne sait pas ce qu'il en sera des autres superviseurs dans les secteurs de l'édition, la radio, la Sonatrach, etc. Quoi qu'il en soit, les gens de la corporation espèrent un assouplissement des procédures envisagées avec la mise en place de nouveaux mécanismes promis dans un proche avenir. Y compris l'ouverture du secteur audiovisuel qui semble « déverrouiller » progressivement l'obturateur de ses objectifs avec un apport -pour le moment insuffisant - de l'éclairage de son paysage médiatique parallèlement à la multiplication des stations radios locales dont l'aval pour les stations libres risque d'attendre longtemps encore. Mais ce qui est à espérer surtout, c'est la participation concrète des journalistes à la mise en chantier des nouvelles réglementations en cours, avec notamment la désignation au niveau des commissions spécialisées de leurs représentants désignés, loin de toutes tentatives de mainmise, réductrice de la liberté d'expression dans son sens déontologique entendu d'observation de l'éthique de la critique constructiviste et autocritique objective . Quelques temps avant sa disparition, le regretté M'hamed Yazid, ex-ministre de l'information du GPRA, notait : «(...) La liberté d'expression qui existe en Algérie (...) a été arrachée en 1988 (...) le secteur public subit lui-même cette mainmise (...) Cette main basse sur les médias lourds et les journaux du secteur public a brisé moralement des membres de la profession qui ont une vocation de journalistes et sont réduits au rôle de rédacteurs. Du rôle de créateurs intellectuels, ils sont passés à celui d'instruments.» (Cf M'Hamed Yazid, dans article Main basse sur le public, Le Quotidien d'Oran du 14/12/2000). Et évoquant la nécessité de l'entraide, feu M'Hamed Yazid lançait cet appel d'assistance aux gens de la corporation en difficulté : «Il faut leur tendre la main pour qu'ils puissent être libérés et apporter leur contribution à la démocratie et à la liberté d'expression». Cela concerne naturellement tous les membres de la corporation de presse algérienne, du secteur public ou privé, l'idéal de liberté d'expression étant un acquis cher dont s'enorgueillit chaque Algérienne et chaque Algérien.. Tant il est vrai que l'aventure de la jeune presse privée en Algérie a été un formidable succès, envié par beaucoup, et constituant un point d'honneur pour tous les animateurs du secteur journalistique, et pour le rappeler, un hommage aux femmes et hommes de la corporation tragiquement disparus dans l'exercice de leur devoir. Conscients qu'ils étaient de cette éclatante vérité qu'a si bien mise en exergue
l'universitaire et spécialiste des médias, Mohamed Bensalah, en rappelant dans un article publié dans Le Quotidien d'Oran cette évidence : «La liberté de la presse n'est pas seulement le baromètre de la démocratie, elle est la démocratie»!


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