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Des origines à nos jours, en passant par l'ère des sages
Publié dans La Nouvelle République le 25 - 04 - 2016

Elle est essentielle pour une vie heureuse et des relations humaines de qualité. C'est par la politesse que l'on peut espérer un monde meilleur, parce qu'elle est créatrice de toutes les valeurs et qualités morales.
La politesse a toujours été le fruit d'une bonne éducation des parents et des maîtres d'école qui l'ont acquise durant leur vie au prix de gros efforts. Matin et soir, tous les jours et en tous lieux, ils se sont imposé des habitudes susceptibles de prévenir toutes les formes de règles, de principes de fraternité, d'égalité, de respect sans lesquels la société s'apparenterait à la jungle. A une certaine époque, il y avait des sages On n'avait pas besoin de faire appel aux forces de l'ordre pour rétablir le climat social nécessaire à une vie meilleure. Pour que la politesse s'installe d'elle-même, sans recourir au bâton, il faut une éducation fondée sur l'apprentissage de la politesse moyennant des situations du quotidien. On n'apprend pas à des adultes dévoyés depuis des années, à devenir polis, mais à des petits enfants à dire : merci à quelqu'un qui leur a offert quelque chose, au revoir et bonjour à ceux qui les entourent quand ils vont quelque part ou quand ils arrivent. Et à mesure qu'ils grandissent, les enfants apprennent à vivre intelligemment en discutant poliment avec tout le monde : adultes ou enfants rencontrés en quelque occasion. Les hommes et femmes assagis par les difficultés rencontrées au fil des années à l'école de la vie, profitent du moindre prétexte, s'ils ont le sens des responsabilités, pour orienter les enfants vers des comportements convenables au respect des convenances sociales. L'ensemble des convenances sociales ont été instituées oralement par des sages, véhicules de la morale admise par tous, comme un code de conduite n'ayant jamais été formulés sous forme écrite, mais mémorisés par toutes pour application sous peine d'être montrés du doigt comme dévoyés ou marginaux. Ainsi, les adultes assagis ont le devoir de montrer à l'enfant ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire par respect des règles de politesse. Et pour que cet enfant reconnaisse de lui-même le devoir qu'il a d'être poli, on use du langage de la conviction, moyennant des exemples pris sur le vif. On lui dit donne à boire à ce voyageur qui demande de l'eau pour étancher sa soif, après être venu de loin ; l'enfant se met à la place de l'inconnu en exécutant la recommandation qui lui a été donnée. On lui met aussi en garde sur la gravité d'un comportement moqueur très courant chez les enfants d'aujourd'hui, qui osent jeter des pierres aux grandes personnes. Pour apprendre la politesse aux enfants, on ne doit pas se contenter de faire des remarques sur des notions abstraites comme la gentillesse, le respect, l'obéissance, la sagesse. Essayons, nous, adultes, de comprendre le sens qu'a le mot « sagesse » appliqué à l'enfant sage, et sagesse employé par allusion aux vieux sages férus de culture populaire et que l'on consulte lorsqu'on a une décision grave à prendre. Peut-on considérer la politesse comme l'un des fondements d'une civilisation ? C'est discutable. Cependant, nous pouvons dire que l'apprentissage de la politesse commence à la plus tendre enfance. Si le processus n'a pas suivi un cheminement favorable, l'individu peut rester impoli jusqu'à un âge avancé. Là aussi, on va se servir des exemples de situation qui mettent la qualité et son contraire en évidence. La simulation comme à l'école, a ses fonctions vitales. Ainsi, une fois, il nous a été donné de voir un cas révoltant d'impolitesse émanant d'un homme, père de famille et donc chargé de veiller au meilleur comportement possible des enfants. L'acteur maladroit en question s'est trouvé autour d'une table de cantine, pour déjeûner. Il y avait six convives et au moment où on a servi, il y avait 7 morceaux de viande. Chacun avait pris le sien et il en restait un ; mais à la surprise générale, ce 7ème supplémentaire avait disparu, le mauvais père s'en est emparé et il l'a mangé sans rien demander à personne. Quelle impolitesse ! Personne n'avait soufflé mot mais tout le monde avait retenu la scène insolite. Quelquefois le manque de politesse se confond avec le mépris, le mensonge, l'imprudence, l'hypocrisie etc ; des individus les associent sans gêne, tels les philanthropes pour qui seule compte la fin. Mais revenons à notre sujet tant il comporte d'innombrables cas comme l'absence d'égards à quelqu'un de respectable ou le fait de ne pas dire pardon à quelqu'un après lui avoir marché sur les pieds comme cela arrive souvent. Une fois, c'était un homme d'un âge avancé qui s'était permis de quitter la belle famille, sans avoir eu la politesse de dire : « Au revoir », le soir, après le cérémonial du mariage. Le beau père est un pourri d'agent, mais connu pour son comportement indigne. Les impolitesses sont devenues quotidiennes et apparaissent sous différentes formes : incivilités, insultes, doubler un automobiliste par la gauche puis aller se ranger dans l'espace laissé par mesure de sécurité, se faire servir le premier là où d'autres ont attendu pour un achat important ; et que de situations souvent rocambolesques. Lorsque les éducateurs ne sont même pas montrés du doigt pour de graves manquements à la politesse, que dire des enfants qui ignorent les principes de moralité et ne font que ce qui est interdit par les convenances sociales. Avec les tablettes, les portables en permanence, les problèmes de communication, le niveau d'apprentissage scolaire réduit à son maximum, la drogue qui guète, l'exclusion des vieux, chargés jadis de transmettre la sagesse populaire, il y a lieu de se poser des questions et de s'inquiéter.

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