au Yémen, en proie à une guerre civile depuis des années, a mis en garde lundi un responsable de l'ONU qui a exhorté les parties au conflit à permettre l'accès de l'aide humanitaire. «La vie de millions de personnes, notamment de 8,4 millions de Yéménites qui sont à deux doigts de la famine, dépend de notre aptitude à poursuivre nos opérations et à apporter une aide médicale, mais aussi des vivres, de l'eau potable, des abris», a souligné le coordinateur des affaires humanitaires au Yémen Jamie McGoldrick, lors d'un point de presse à Genève. Lire aussi: Guterres qualifie la guerre au Yémen de «stupide» et «contre les intérêts des pays engagés» Il a notamment lancé un appel pour faciliter l'acheminement des fournitures de carburant, de vivres et de médicaments via les ports, «particulièrement au profit des personnes vulnérables, qui ont besoin d'une aide urgente». Des avions d'aide humanitaire ont pu atterrir mardi à Sanaa où le calme est revenu après des tensions entre les rebelles houthis et les partisans loyalistes à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, qui a été tué dernièrement. Les combats qui ont eu lieu à Sanaa ont fait au moins 234 morts et 400 blessés, dont 383 gravement atteints, selon un bilan communiqué mardi par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait appelé la semaine dernière à contribuer à hauteur de 1 milliard de dollars au Fonds central d'intervention d'urgence (CERF), en appui aux opérations humanitaires de secours dans le monde. Cette année, le CERF qui est géré par le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) a financé à hauteur de 130 millions de dollars des activités qui ont permis de sauver des vies au Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen.