Après plusieurs jours d'interruption de la distribution de l'eau potable dans la majorité des quartiers et cités de la commune chef- lieu de wilaya Annaba, l'eau est de nouveau dans les robinets à la grande joie des ménages. Cette situation de privation d'une ressource de vie était loin d'obéir à l'engagement ferme exprimé par le ministre des Ressources en eau Hocine Necib. C'était lors de sa dernière visite à Annaba. Il répondait aux nombreuses questions des gens de la presse sur la rareté de cette ressource de vie et aux ruptures incessantes de l'alimentation de l'eau potable auxquelles était confrontée la population depuis des mois. Il avait argumenté ses propos par la disponibilité en quantité du précieux liquide dans les trois barrages alimentant la wilaya d'Annaba. Il s'agit de Mexa et Bougous tous les deux pleins jusqu'à débordement ainsi que celui de Cheffia qui d'une capacité de 162 millions m3 avait atteint les100 millions. C'était à quelques jours du ramadhan à la station de pompage de Chaïba desservant Annaba. Le ministre y effectuait une visite de travail et d'inspection pour la énième fois. Accompagné du wali de Annaba Mohamed Salamani, il s'était attardé à écouter les explications sur l'état de marche des instllations. S'adressant à la population via la presse tous titres confondus, le ministre avait affirmé que les habitants de la wilaya d'Annaba disposeront de l'eau potable h/24 durant le mois sacré. De même qu'il avait parlé de bon captage des eaux souterraines. Il avait aussi aussi abordé la question du suivi du programme d'urgence et de son application sous le contrôle des walis. Au vu de ce qui se passe sur le terrain depuis le début du Ramadhan, nombreuse sont les wilayas qui vivent le calvaire des robinets à sec. Dans le lot, il y a Annaba. Elle est privée du précieux liquide depuis plusieurs jours. La cause en est l'éclatement de la conduite principale. Elle alimente les nombreuses stations de traitement qui y sont mplantées. Si à partir des trois barrages tout coule de source avec en sus des nappes aquifères l'une plus riche que les autres, la gestion des installations n'est pas conforme à ce qu'elle devrait être à Annaba. Depuis l'avènement de l'équipe de gestion actuelle de la distribution en eau potable, les incartades se multiplient. Dans l'incapacité de répondre avec précision aux faits générateurs de pareille situation, les responsables multiplient les déclarations contradictoires et se rejettent la responsabilité. Les arguments avancés sont généralement fallacieux. Il reste que les robinets à sec constatés dans la majorité des foyers à Annaba est-elle une réalité ? «L'eau potable ne coule plus à Annaba», c'est ce que vivent les habitants de cette grande cité. Ce qui est inadmissible pour un service censé être de prestation publique. En période de Ramadhan qui plus est, durant laquelle la demande est en forte hausse. Un communiqué émis par l'ADE fait état d'une rupture d'une canalisation desservant les stations de pompage à partir de l'un des trois barrages. Cette panne devrait durer plusieurs jours. Ce qui aggrave un peu plus la situation des familles dont certaines devront recourir au citernage pour disposer d'une quantité calculée au montant qu'elles doivent payer à un niveau spéculatif. Non desservis depuis déjà plusieurs jours, voire des semaines, d'autres habitants des quartiers et cités de la commune chef-lieu Annaba seront confrontés à des robinets à sec. Et en guise de solution, rien ne profile à l'horizon. Les travaux de réhabilitation de la conduite principale ont été lancés certes, mais cela ne résoudra pas le problème. Cette rupture simultanée de plusieurs canalisations nécessite le remplacement de plusieurs conduites desservant les stations de Annaba via les 3 barrages dans la wilaya d'El Tarf. Cependant, il impose de revenir à la déclaration d'un des cadres proches du staff du ministre en charge du secteur. «Le traitement et la distribution de l'eau doivent être gérés en parfaite synergie», avait-il souligné.. A ce jour, cela n'a rien donné si ce n'est ces autres gros problèmes de rupture des canalisations et de suspensions de la distribution de l'eau potable.