Le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar, a annoncé jeudi à Alger, la mise en place d'une série de mesures afin d'améliorer le fonctionnement des services des Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI) chargés du recouvrement des loyers et l'ouverture d'agences dans les nouvelles cités. Le ministre intervenait lors d'une séance plénière du Conseil de la nation, présidée par Mme Nouara Saidia Djaâfar, vice-présidente du Conseil. Les instructions adressées aux OPGI n'ont pas réussi à faire hisser le taux de recouvrement des loyers des logements sociaux au-delà des 33%, à l'échelle nationale, alors qu'il s'agit d'un prix symbolique oscillant entre 1.500 DA et 2.800 DA, selon une formule subventionnée et profitable aux familles à faibles revenus. C'est ce qui explique les difficultés financières rencontrées par plusieurs Offices. Ainsi, les horaires de travail des services chargés du recouvrement des loyers seront revus pour permettre aux locataires de s'acquitter de leurs loyers aux heures qui leur conviennent, notamment durant les vacances et les après-midi. Les services des OPGI devront intensifier leurs visites périodiques au niveau des cités et agglomérations. En outre, dans le cadre de la modernisation de l'administration de son département et des établissements sous tutelle, le ministre, cité par l'APS, a fait savoir que les OPGI œuvraient à mettre en service des applications de paiement à distance pour faciliter les procédures et éviter les contraintes du déplacement aux locataires. A une question orale sur le manque de guichets de recouvrement relevant des OPGI, pour permettre aux citoyens occupant des logements sociaux de payer leurs loyers dans les délais impartis, le ministre a souligné que la plupart des cités disposaient de guichets et d'Agences chargées de la gestion immobilière de proximité, citant également les caisses relevant des OPGI se trouvant au niveau de la plupart des agglomérations. Le ministre a cité le cas de la wilaya d'Alger qui compte 72 guichets ouverts tous les jours, sauf le vendredi. Mais dans certaines cités, reconnaît-il, il n'y a pas de guichets et parfois le plus proche se trouve à 10 km. L'ouverture de nouveaux guichets exige des moyens matériels et humains ainsi que des charges supplémentaires, difficiles à couvrir par les Offices, d'autant que leur montant dépasse celui des loyers recouvrés au niveau de ces guichets, a poursuivi le ministre. Par ailleurs, à propos des mesures prises pour mettre un terme à la passation de marchés et l'attribution de projets selon la formule du gré à gré, Abdelwahid Temmar a précisé qu'il s'agissait là, d'une formule exceptionnelle» à laquelle il est possible de recourir dans certains cas, notamment urgents, après l'accord préalable du gouvernement. Pour les marchés passés de gré à gré simple, le ministre a affirmé que cette formule a été adoptée par le gouvernement, et plus précisément son département, dans le cadre du parachèvement des grands programmes de logement afin de réduire les délais d'attente et rattraper ainsi le retard accusé lors de la réalisation. Elle s'impose lors des projets «urgents», après approbation des walis, d'autant que le choix des entrepreneurs et des entreprises de réalisation se fait sur leur proposition. Le ministre a affirmé que tous les futurs projets feront l'objet d'un appel d'offres conformément à la loi sur les marchés publics.