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Les acteurs politiques face aux risques de dérapages
Publié dans La Nouvelle République le 20 - 02 - 2019

Si l'on en juge par ce qui circule sur les réseaux sociaux comme opinions politiques, inspirées de l'élection présidentielle du 18 avril prochain, on constate que les Algériens, en particulier les jeunes, sont subitement sortis de leur réserve à l'égard de ce qui se passe dans leur pays ; ce qui peut laisser penser que leur indifférence n'était qu'apparente.
En outre, contrairement aux «unanimistes» fervents de la pensée unique, il y a une diversité, voire des divergences assez marquées, dans les commentaires et avis, librement exprimés. Et cela, alors que la campagne électorale n'a pas encore débuté. La bataille d'opinions est accompagnée d'images et de chansons improvisées, comme s'il s'agissait d'un classico de football. En fait, ces échanges vifs qui vont dans tous les sens, annoncent que les réseaux sociaux seront un des terrains sur lequel se confronteront les pro et anti ceci ou cela. Tout le monde, en Algérie, est-il sur les réseaux sociaux? Sans doute, non, mais il est indéniable que les jeunes y sont.
Ce sont les plus gros consommateurs de smartphones, branchés sur Internet grâce à la 4G et, de plus, friands des informations et commentaires qui circulent sur la Toile. Ils y trouvent des discours et un contenu qui leur sont accessibles parce qu'ils utilisent des mots compréhensibles pour sensibiliser et mobiliser autour de projets de société ou de programmes politiques, loin de la langue de bois propre au discours classique développé sur la scène politique. En même temps, les internautes peuvent interpeller le candidat (à la candidature pour le moment) et lui poser les questions qu'ils veulent ou lui suggérer ce qui leur passe par la tête. Ainsi, les internautes appellent les équipes des futurs candidats à sortir fréquemment sur le terrain, et même à être tout le temps sur le terrain.
La «victimisation» semble peu appréciée, les internautes n'aiment pas ceux qui se plaignent tout le temps notamment concernant les «atteintes aux libertés» qu'ils subiraient de la part des autorités ; ils leur conseillent de prendre plus d'attention à l'élaboration de leurs programmes qu'ils devront expliquer aux électeurs et les convaincre s'ils veulent obtenir leurs voix. Pourquoi être candidat et se lancer dans cette course électorale, avec quel programme, en quoi se différencie-t-il des autres, et comment le mettre en œuvre, semblent être les préoccupations principales des internautes exprimées parfois dans des commentaires aux termes crus et sévères, le plus souvent sincères parfois teintés de l'ironie caustique propre aux Algériens. Les réseaux sociaux pourront-ils influer sur le déroulement du scrutin présidentiel ? Les «pas de 5ème mandat» pensent que la Toile peut leur servir de tribune.
Quant aux candidats à la candidature, il ont constitué des équipes spécialisées pour investir ce terrain pour être en contact avec les internautes et intervenir le plus rapidement possible pour informer, clarifier, démentir, attaquer, face aux adversaires. Et surtout, empêcher les dérapages sur les réseaux sociaux et faire contrepoids aux «pêcheurs en eaux troubles» qui cherchent à gâcher cette élection. Mais, tout cela ne signifie pas que les réseaux sociaux ont totalement éclipsé, voire éliminé les espaces réels, ces lieux publics qui accueillent les rassemblements, essentiellement les salles qui continuent à retrouver une dimension politique à chaque rendez-vous électoral. Les opinions aussi ne circulent pas que sur la Toile, ils s'expriment encore dans la vie réelle, dans des discussions à bâtons rompues.
Comme ce jeune cadre qui avoue avoir de la nostalgie pour les instants où il suivait, à la télévision, les interventions du chef de l'Etat, ou ses visites sur le terrain et les échanges entre le Président et la population. Mais, poursuit-il, est-ce une raison pour lui refuser le mandat qui lui permet de lancer la transition qu'il promet ? En réponse, une autre jeune, étudiante celle-là, estime que le plus important est que cette élection présidentielle ne porte pas atteinte au climat de sécurité qui s'est installé depuis quelques années après une longue période de terrorisme. Pour préparer son diplôme, elle doit aller à l'université, d'où dit-elle, sa satisfaction en constatant que les trajets qu'elle emprunte en train ou en bus-étudiants, sont sûrs.


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