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La lutte contre la corruption des pouvoirs publics salutaire pour les économies
Publié dans La Nouvelle République le 07 - 04 - 2019

La corruption au sein des gouvernements et des institutions de l'Etat débouche sur une masse de conséquence néfastes pour les populations des pays qui en sont proies, a mis en relief une étude du Fonds monétaire internationale (FMI) qui démontre que la combattre peut être salutaire pour la santé économique de ces pays.
Dans cette étude, le directeur du département des finances publiques du FMI et ex-ministre des Finances du Portugal, Vitor Gaspar, le directeur adjoint du département des finances publiques du FMI, Paolo Mauro et le chef de division adjoint au département des finances publiques du FMI, Paulo Medas se sont penchés sur les conséquences de la corruption sur les économies et les populations notant qu'aucun pays n'en est à l'abri. L'abus d'une charge publique à des fins personnelles érode la confiance du public envers l'Etat et les institutions, réduit l'efficacité et l'équité des politiques publiques, détourne de l'argent du contribuable et mine la capacité de l'Etat à promouvoir une croissance économique, précise cette étude publiée sur le site web de l'institution de Bretton Woods.
«Dans la nouvelle édition du Moniteur des finances publiques, nous montrons comment des institutions et des politiques budgétaires comme l'administration fiscale et les pratiques de passation des marchés publics peuvent lutter contre la corruption», estiment les auteurs de l'étude «Nous analysons plus de 180 pays et constatons que les pays les plus corrompus perçoivent moins d'impôts, car les contribuables paient des commissions illicites pour s'y soustraire, profitant notamment d'échappatoires fiscales conçues en échange de pots-de vin. En outre, lorsque les contribuables pensent que leurs dirigeants sont corrompus, ils sont plus susceptibles de pratiquer la fraude fiscale», ont souligné les auteurs. Ils montrent que, globalement, le ratio recettes fiscales/PIB des pays les moins corrompus est supérieur de 4 points de pourcentage à celui des pays les plus corrompus ayant le même niveau de développement économique.
Quelques pays ont mené des réformes qui ont généré des recettes encore plus élevées, telle la Géorgie qui a considérablement réduit la corruption faisant que ses recettes fiscales ont plus que doublé, augmentant de plus de 13 points de pourcentage du PIB entre 2003 et 2008. Les réformes entreprises par le Rwanda pour lutter contre la corruption depuis le milieu des années 1990 ont porté leurs fruits et les recettes fiscales se sont accrues de plus de 6 points de pourcentage du PIB.
Par ailleurs, la corruption empêche la population de tirer pleinement parti de la richesse provenant des ressources naturelles du pays. Etant donné que l'exploitation pétrolière ou minière génère des profits faramineux, elle incite fortement à la corruption. «Il ressort de notre étude que les pays riches en ressources naturelles, en moyenne, ont des institutions plus faibles et des niveaux de corruption plus élevés», notent-ils. «Le Moniteur des finances publiques» montre que les pays où l'impression de corruption est plus faible présentent des niveaux de gaspillage nettement inférieurs dans les projets d'investissement public. Selon nos estimations, les pays émergents les plus corrompus gaspillent au moins deux fois plus d'argent que les moins corrompus.


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