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Dépendra des différents rapports de force au niveau de la société algérienne
Publié dans La Nouvelle République le 21 - 04 - 2019

Vieillissement des élites politiques issues de la guerre de libération nationale, gestion volontariste, obsolescence du système politique et enjeux de pouvoir internes, crise économique, sociale et culturelle et contraintes externes de plus en plus pesantes ont révélé une réalité bien amère : l'absence dramatique d'une véritable stratégie nationale d'adaptation tant aux mutations internes qu'externes le tout aboutissant à des incohérences au manque de visibilité dans la démarche. Pour l'avenir du processus démocratique quatre forces en présence détermineront la future trajectoire de l'Algérie : soit des réformes ou la récession/ déstabilisation
La sentence de la population du 19 avril 2019 et des précédents manifestations depuis le 22 février 2019 est sans équivoque : après plusieurs vendredis l'immense majorité de la population a rejeté l'actuel chef d'Etat, l'actuel premier ministre et le gouvernement où des ministres ont été hués lors de récents déplacements, montrant la confiance brisée avec les actuelles institutions, étant dans une impasse politique, nuisible à l'image de l'Algérie tant au niveau national qu'international. Qu'en sera t-il de la rencontre initiée par l'actuel chef d'Etat invitant partis politiques, personnalités et sociétés civiles ? En cas de la non représentativité à cette rencontre, donc un relatif échec, il faudra en tirer les leçons. Cela devra conduire logiquement à la démission de l'actuel chef d'Etat et du gouvernement posant la problématique de la sécurité nationale du fait que sans confiance Etat-citoyens, point de bonne gouvernance. Dans ce cas, il est illusoire voire utopique de prévoir l'élection présidentielle pour le 04 juillet 2019 où on assiste déjà à une désobéissance civile tant des présidents d'APC que des magistrats dans bon nombre de wilayas, avec le risque d' un boycott massif ne résolvant en aucune manière la crise qui est avant tout politique, au contraire avec le risque de l'amplifier. Devant la gravité de la situation, le vice ministre de la défense nationale Chef d'état major de l'ANP ayant affirmé récemment que toutes les solutions sont ouvertes pour trouver rapidement une issue à la crise. Tous les Partis du pouvoir et même de l'opposition avec leurs satellites dires société civile ont été hors circuit durant ces évènements, l'immense majorité de la population ne leur faisant pas confiance. Au vu d'élections administrées (fraude) depuis l‘indépendance politique, aucun parti en ce mois d'avril 2019 ne connait exactement sa représentativité réelle, ne pouvant donc pas dresser la réelle cartographie électorale. D'ailleurs nous assistons à un paradoxe, unique dans le monde, des alliances contre nature, avec des programmes différents qui dans la vie courante ont un impact sur la structuration sociale et politique. Or à l'avenir l'Economique sera déterminants où les alliances doivent avoir un socle commun : vision socialisante du passé, vision libérale ou vision socio-démocrate. Attention à ces slogans des courants extrémistes populistes, qui risquent de conduire Al Hirak dans l'impasse : « dégagez tous ». S'il faille lutter contre la corruption, supposant une moralité sans faille de ceux qui auront à diriger la Cité, devant avant tout reposer sur un Etat de Droit et une justice réellement indépendante, la majorité des fonctionnaires, des cadres tant au niveau de la société civile que de l'ANP/forces de sécurité sont honnêtes, devant à tour prix éviter le vide des institutions ce qui conduirait à l'anarchie profitable aux conservateurs. En ce mois d'avril 2019, nous avons deux forces réformistes tenant compte de la période tragique des années 1990/1999, c'est la population et l'ANP/ forces de sécurité, qui ont payé un lourd tribu et Al Hirak, structure spontanée non organisée. Comme dans tout mouvement populaire, il est maladroit de demander à plus de 20 millions de toutes les couches de la population, traversés par des courants idéologiques contradictoires, de s'organiser. Al Hirak a des revendications politiques claires qu'il s ‘agit de satisfaire, appartenant aux organisations structurées, devant être morales, tant politiques que de la société civile de les prendre en charge, assistant actuellement au niveau des plateaux de télévisions à des déclarations de personnes, presque toujours les mêmes, qui désignent et s'auto -désignent (tout le monde devient expert) mais qui ne peuvent représenter AL Hirak dans toute sa composante complexe. L'ANP, en symbiose avec la population, ne renouvellera pas l'expérience tragique des années 1990, tant pour des raisons internes qu'externes pouvant isoler l'Algérie de l'arène internationale. Le haut commandement dans son immense majorité est composé de cadres de hauts niveaux et de hautes valeurs, n'étant pas une armée classique mais une armée populaire n'oubliant pas qu'il est lui même traversé par les impacts de la société en perpétuelle évolution. L'Algérie sera avant tout ce que les Algériennes et les Algériens voudront qu'elle soit, étant un grand pays, les forces externes acquis aux réformes étant consciente que toute déstabilisation de l'Algérie se répercuterait sur la région méditerranéenne et africaine (voir notre interview à l'American Herald tribune 11 aout 2018). Parallèlement, nous avons deux forces conservatrices très puissantes pouvant assister à des alliances contre nature pour préserver les intérêts de la rente, quitte à déstabiliser l'Algérie ( calcul de court terme) qui feront tout pour faire avorter les réformes et les revendications d'Al Hirak, avec des alliances externes de pays ou de réseaux qui ne veulent pas que la démocratie véritable et une économie de marché concurrentielle à finalité sociale s'instaurent en Algérie, ce qui aurait des incidences négatives sur certains pouvoirs et sur certains intérêts occultes. Ces deux forces, tissant des liens étroits égalent avec la sphère informelle, sont la bureaucratie centrale et locale rentière présente dans tous les appareils de l'Etat et l'oligarchie financière rentière, non pas les véritables entrepreneurs créateur de richesses. En résumé, face aux enjeux tant internes que géostratégiques, deux solutions pour l'Algérie 2019/2030 : de profondes réformes politiques et économiques ou la récession déstabilisation, face à une transition inachevée : pour preuve, entre 1963 et avril 2019 la nature du pouvoir n'a pas changé de fond mais seulement de formes dominé par les liens dialectiques, rente, monopole et logique rentière où directement et indirectement 98% des recettes en devises provenant de Sonatrach, qui est l'Algérie et l'Algérie c'est Sonatrach.

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