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Fausses statistiques, vraies subventions
Publié dans La Nouvelle République le 23 - 04 - 2019

Chiffres à l'appui, les acteurs des différentes filières du monde agricole se sont remis à rêver de bons rendements des terres en blés et tomates bénéficiant de l'irrigation à proximité des barrages ou points d'eau éloignés. D'autres, spécialisés dans les activités d'élevage ou de production agricole, continuent d'insister sur la promotion et la valorisation de l'élevage ou autres cultures. Il reste que pour justifier, une prétendue hausse de production, l'on présente de fausses statistiques que, matériellement, rien ne prouve sur le terrain.
Animés par des présidents et quelques individus douteux membres de bureaux, de chambres et autres structures d'appui qui activent au gré des perceptions de subventions, celles-ci sont facilement obtenues par les membres des bureaux, de par leur proximité avec les décideurs. Des présidents de chambre et d'associations agricoles sont ainsi en mesure de manipuler au gré de leurs intérêts les statistiques. A l'image de celles liées à la production de la pomme de terre et de la tomate industrielle. Même l'élevage est atteint de ce syndrome de la manipulation des statistiques que, ces dernières années, rien ne semble arrêter. Pour bon nombre de spécialistes des activités agricoles, les fausses statistiques représentent une activité importante génératrice de revenus, c'est-à-dire, de vraies subventions aussi bien pour les femmes que pour les hommes, pour peu qu'ils aient un lopin de terre. En termes d'élevage, les marchés de bétail sont très animés. Ils pourraient l'être davantage prochainement avec l'importation annoncée de plusieurs milliers de têtes de bovins dont des vaches laitières. Malgré les atouts, les dirigeants ne font rien pour optimiser et rentabiliser les capacités existantes. Il y a ceux qui affirment qu'il y a de moins en moins d'investissements dans le système pastoral. L'élevage pastoral dans l'économie algérienne devient de plus en plus un secteur pourvoyeur de richesses et d'emplois soulignent nos sources. Même la question des espaces à même de représenter un quelconque obstacle pour la mobilité du cheptel ne se pose pas dans notre pays. L'état des lieux ainsi fait, il est dit qu'il reste beaucoup à faire pour améliorer davantage la situation. Dans le lot, le nécessaire contrôle qui doit s'effectuer au niveau des chambres d'agriculture de wilaya. A ce niveau, l'on s'étonne de retrouver, à l'issu de chaque mandat, la même composante pour le renouvellement de la chambre d'agriculture de wilaya. Elle est présidée par un même président durant des années successives. Le président comme ses assesseurs reviennent continuellement sur la foi d'élections dont ils sont les seuls à connaître le déroulement. Et pour cause, ils se partagent les subventions et autres avantages financiers accordés par l'Etat pour le développement du secteur. Cette situation est pour beaucoup dans la crise qui secoue la production de la tomate industrielle. L'importation chaque année et en importantes quantités du triple concentrée de tomate est pour beaucoup dans cette situation. Une crise, s'il en est, face à laquelle les conserveurs n'ont toujours pas réagi. Bon nombre semblent préférer l'option du triple concentré de tomate qui ne nécessite pas trop d'investissements en homme et en matériel. La corruption des fonctionnaires issus des différentes structures de contrôle de l'état a mis le holà à toutes les bonnes volontés particulièrement celle venues avec des idées d'investissement pour un réel développement de la filière. Cette même situation a été vécue durant les années 1980 par la filière de l'élevage et du lait. Les ruines qui composent actuellement le site qui fut le lieu d'implantation des vaches laitières et des laiteries témoignent des atteintes au patrimoine national commises par des éleveurs sans foi ni loi. L'exemple de la laiterie de Zérizer dans la wilaya de Tarf avec ses étables modernes, ses équipements et son cheptel est toujours vivace. Tout cet important investissement de l'état a disparu. Il n'en reste plus rien, si ce n'est des terres incultes tout autour des étables. D'où l'impatience des algériens de vivre demain mercredi à Oum El Bouaghi la 6e édition de la Fête annuelle de Bouhezza. Une localité avec qui les algériens ont fait connaissance grâce à la saveur du fromage traditionnel qui porte son nom. Il est à base de lait de chèvre ou de brebis. «Il s'agira également de souligner l'importance de fabrication de fromages pour le développement de la filière lait et la réduction de la facture des importations», a affirmé notre confrère de l'APS qui parle aussi de l'accent à mettre sur les efforts consentis par l'association «Imsenda» pour la labellisation de ce fromage.

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