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Des dossiers très lourds
Publié dans La Nouvelle République le 24 - 04 - 2019

Comme un rouleau compresseur mis en branle pour écraser tous les déchets sur son passage, la machine judiciaire algérienne s'est mise depuis quelques jours en branle. Elle le fait via sa plus haute institution qu'est la Cour Suprême. Celle-ci a été missionnée à l'effet de rouvrir les dossiers de l'autoroute Est-Ouest du temps où le secteur des travaux publics et des transports étaient à la charge de Amar Ghoul.
Et celui de l'ex ministre de l'Energie, Chakib Khelil, accusé d'infraction à la législation des changes et conclusion de deux contrats illégaux avec des entreprises étrangères dont Saïpem. Ce rouleau compresseur soutenu par le glaive de la justice s'est remis en activité après une vingtaine d'années de somnolence et d'impunité pour ceux qui avaient pris le trésor public pour leur poche. Particulièrement ces six dernières qui ont vu des têtes inconnues prendre le pouvoir et avec la complicité de Saïd Bouteflika gérer l'Algérie. Les dossiers des accusés à traiter sont nombreux et de multiples formulations. Les premiers ont été entamés ce dernier lundi à partir d'Alger avec ceux qui étaient, jusqu'au 21 février 2019, des membres du sérail Bouteflikien. Dans le lot, on citera Ali Hadad, Abdelmalek Sellal, Ahmed Ouyahia, Abdelmadjid Sidi Saïd, Djamel Ould Abbas, Bouchareb Moad, Baha Eddine Tliba tous se faisaient un honneur que de jouer le rôle de la serpillière aux pieds de Saïd Bouteflika. Et si le richissime Ali Hadad a été le premier à avoir fait connaissance avec les geôles, le cas de Issad Rebrab soulève de nombreuses questions. Ce qui n'est pas le cas des hommes d'affaires «les frères Kouninef,». Ils ont comparu mardi après-midi devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M'Hamed Alger. L'un après l'autre, ils avaient été auditionnés par la section de recherches de la brigade de gendarmerie dans le cadre de nombreuses affaires de corruption et autres malversations, A l'issu de cette audition, les frères Koulinef ont été placés, tôt le matin de ce dernier mercredi, sous mandat de dépôt. C''est ce qui ressort de la déclaration d'un de leurs avocats Me Cherif Chorfi. Le rouleau compresseur ne s'est pas limité à ce stade des interpellations. Dans les prochaines heures, huit cadres du ministère de l'Industrie devraient tout faire pour prouver leur innocence quant à leur implication directe ou indirecte dans des affaires de non-respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics, trafic d'influence avec des fonctionnaires publics pour l'obtention de privilèges et détournement de fonciers et de concessions. Faits pour lesquels ils ont été, tous, interpellés Les éléments de la même brigade ont poursuivi leurs enquêtes préliminaires. Ils seraient arrivés à la même conclusion d'inculpation en ce qui concerne d'autres hommes d'affaires ou anciens hauts cadres de l'état. Certains sont interdits de sortie du territoire national. Il leur est reproché la corruption l'enrichissement illicite, le blanchiment et le transfert d'argent. Egalement cités et appelés à être sérieusement inquiétés, le désormais ex Directeur Général du groupe Sonatrach Abdelmoumen Ould Kaddour dont il a été mis fin aux fonctions et l'homme d'affaires Tahkout Mahieddine. Deux autres hauts responsables tout aussi intouchables que sont Ahmed Ouyahia anciennement Premier ministre et Mohamed Loukal anciennement directeur général de la banque d'Algérie, actuellement ministre des finances, ont été convoqués. Ils doivent répondre de diverses accusations sur le trafic d'influence, détournement, fraude fiscale et bancaire dilapidation et malversations. Le préjudice enregistré durant des années par le trésor public s'élève à des milliers de dollars ou dinars. L''enquête préliminaire a permis de confirmer les faits reprochés à d'autres hauts responsables dont les pieds ont été pris dans les tapis. Ils s'étaient fait attribuer, sans reconnaissance de dettes, crédits bancaires et subventions à la en veux-tu en voilà. Des années après, ces derniers sont restés au chapitre des pertes et profits. Selon nos sources, cette situation a imposé aux magistrats en charge de l'instruction, de s'adonner à de vrais travaux d'Hercule. Ils l'ont fait pour, en cas de confirmation des faits, justifier d'autres mises sous mandat de dépôt de plusieurs autres responsables dont des ministres, hommes d'affaires et proches des Bouteflika. Ces derniers auraient bénéficié d'un sauf-conduit pour éviter des poursuites. Ce qui ne sera pas le cas de Ahmed Ouyahia l'ex premier ministre et Mohamed Loukali ex ministre des finances. En outre, vu l'ampleur du préjudicie, le ministère de la justice a décidé de renforcer ses effectifs en charge du pôle spécialisé par cinq magistrats spécialisés dans les investigations. Pour l'heure, en s'incrustant dans les racines du mal et en écartant d'autres qu'il a qualifiés de malfaisants Gaïd Salah donne l'impression de bien mener son train. Il fonce sur tout ce qui bouge et ne laisse pas les magouilleurs perturber la stratégie qu'il a mise en place Celle où les délinquants sous toutes leurs formes et la corruption n'auront pas de place. Les deux généraux Saad Bey et Chentouf Habib respectivement commandant de la 2ème région militaire et son homologue en charge de la 1ère région qui étaient, hier, intouchables en ont eu un avant-goût.

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