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Les étudiants ne lâchent pas prise
Publié dans La Nouvelle République le 21 - 05 - 2019

Les étudiants algériens sortent pour le 13 ème mardi consécutif et pour la troisème fois au mois de ramadhan. Ils ont investi par milliers les rues d'Alger, la capitale et des autres régions du pays, comme à leur habitude pour crier au départ des résidus du système en place qui s'entête, faisant fi des revendications populaires. Après s'être démarqués par une mobilisation exemplaire lors de la célébration de la journée de l'Etudiant, ils reviennent à la charge au bout du deuxième jour, sans relâche ni dissuasion.
Convaincus de la légitimité de leur action, les étudiants algériens sont devant leur responsabilité de la future génération technocrate devant libérer le pays des jougs du pouvoir jupitérien qui ne veut pas céder. Depuis mardi dernier, les étudiants ont orienté leur manifestation vers d'autres lieux symboliques de leur lutte. Ils ont une fois de plus repris à leur compte la cause de la « liberté, de la démocratie et de la justice indépendante ». Des slogans parmi d'autres brandis en cette nouvelle journée de mobilisation, sous un soleil de plomb. 11h00, les étudiants arrivent à la Grande Poste par groupe et commençaient à s'organiser et à se draper du drapeau national et préparaient à hisser leurs pancartes dans les airs. Les policiers ont déjà encerclé et fermé l'accès au perron de la place emblématique de la contestation algérienne. Ce qui ne les a pas empêchés de marcher et de se diriger vers leurs nouveaux lieux d'expression. Bien que tout le cendre d'Alger soit barricadé et bloqué par les camions des antiémeutes, les universitaires ont réussi à se faufiler entre les rangs de la polices et se rassembler devant le siège de l'Assemblée Populaire Nationale (APN). La main dans la main, ils formaient des cercles, suivis d'une foule innombrable derrière eux. Deux chefs de fil ont été désignés pour mieux structurer le mouvement. Une feuille dans une main et un haut-parleur dans l'autre. En une seule voix, accompagné d'applaudissements, les étudiants répétaient ou chantaient leur slogan en chœur. « Le peuple a dit dégagez et les étudiants vous disent de passer le flambeau », « Y en a marre de la politique des vieux », « Nous voulons un Etat civile et non militaire »…. C'est les slogans scandés par les étudiants qui, en plus de sortir comme à leur habitude chaque mardi, ont réagi à chaud, à la dernière déclaration du chef de corps d'armée, Ahmed Gaid Salah qui a appelé « le peuple à la vigilance contre les infiltrés du mouvement », en insistant sur « l'organisation des élections présidentielles, le 4 juillet prochain ». « Je suis conscient du risque d'un vide constitutionnel, cependant nous refusons de dialoguer avec des personnes qui ont témoigné de leur incompétence et malversation politique à l'égard du peuple », conteste Naim, étudiant à l'USTHB, avec une casquette vissée sur sa tête pour se protéger du risque d'insolation. 12h30, une marée d'étudiants s'empare de la place Maurice Audin, tentant de rejoindre leurs camarades qui manifestent devant l'APN. Au même moment des sifflements et des cris retentissent à proximité de la rue Pasteur. Un foule d'étudiant brise le cordon policier et courent vers le Palais du gouvernement où, ils ont tant bien que mal tenu leur rassemblement. Exhortant Bedoui à démissionner avec son gouvernement, considéré illégitime. « Il faut qu'ils partent pour assainir la politique algérienne et redonner son estime à la nation. Leur entêtement ne sert pas le pays », indique Ahmed, étudiant en fin de cycle qui risque de bloquer son année universitaire, comme plusieurs autres étudiants d'ailleurs. « C'est un sacrifice », réagi Narimene qui aspergeait les marcheur d'eau pour les rafraichir un peu en cette journée de chaleur et de jeûne. « Ils s'entêtent, on s'acharne, nous avons le temps qu'ils n'ont pas », ironise Mustapha. Pour lui et ses camarades la lutte continue et récidiveront jusqu'à ce qu'au dénouement de la situation. 14h30, le mouvement de foule se disperse dans l'espoir d'entendre de bonnes nouvelles, politiquement parlant.

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