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Les hommes de Belmadi brisent les doutes
Publié dans La Nouvelle République le 13 - 07 - 2019

Incontestablement reconnu par l'ensemble des médias nationaux et internationaux comme étant la plus belle rencontre ou affiche de la CAN-2019, le match Algérie-Côte d'Ivoire fut tactique, fermé, cloisonné par les deux formations, mais avait aussi une très impressionnante organisation de jeu, de maîtrise et d'efficacité.
Bousculés comme ils ne l'ont jamais été, les représentants algériens avaient même encaissé leur premier but de cette CAN et perdu l'un de ses meilleurs éléments, Atal sur blessure dans cette folle CAN à surprise. Larmes aux yeux, il dira tout simplement, et d'une manière intelligente (je ne jouerai peut-être pas, mais il y a des guerriers derrière moi pour me remplacer...).
Un match-symbole, disait un expert allemand venu assister à ce duel gonflé par une médiatisation exceptionnelle et surtout par ses diverses réalisations. «On ne pouvait pas rater un tel choc, et on ne croyait surtout pas à la réussite des Algériens face à un ogre du football. Nous avons misé, comme la plus part des footballeurs allemands, à l'arrêt des Algériens, mais à notre grande surprise, encore une fois, les voilà sur le terrain de la CAN. Ils vont poursuivre leur parcours, c'est à se demander qui pourra les arrêter ? Peut-être, demain (rire) à l'occasion d'un match avec nous, les Allemands...»
Sans trembler, l'équipe algérienne a donc validé son billet pour les demi-finales de la Coupe d'Afrique des nations aux dépens de la Côte d'Ivoire (1-1) puis (4-3 tab). Le rêve continue. Cela n'a pas été facile. Il y avait de l'excitation, de la colère, de l'agressivité, du stress, tout y était. Pour reprendre cette expression d'un journaliste africain, qui disait, «on l'avait vendu comme un choc et nous n'avons pas été déçus et ce au terme du plus beau match de la CAN et de ses plus de 120 mn intenses, tendues et riches en occasions». Il avait parfaitement raison ce confrère. Les premières minutes de frissons annonçaient la couleur, les Ivoiriens entraient sans complexe dans cette partie et prenant même de vitesse une défense à peine installée dans ses quartiers, une première tentative de Gradel qui teste le grand gardien algérien Mbolhi lequel lui répondit par une excellente parade. Mahrez n'a pas trop attendu pour saisir la première occasion qui se présente, glisse la balle à Bounedjah qui la laisse à Bensebaini pour aller mourir dans les pieds de Feghouli, qui fait exploser de joie non seulement le stade de Suez mais toute l'Algérie (1-0). La première mi-temps se termine avec des frayeurs qui font douter le pays au regard des attaques répétées des Ivoiriens qui ont décidé d'en découdre avec les Verts au plus vite.
Au retour des vestiaires, c'est Bounedjah qui obtient un penalty après avoir été fauché par Gbohoua (la VAR confirme la faute) et c'est lui-même qui le tire, ce qui devait être un second but, fut une nette déception, la balle frappe la barre, et rate ainsi cette chance, celle de confirmer un 2-0. En pleures, l'auteur reprendra confiance, difficilement mais l'armada offensive ivoirienne profitant de ce léger flottement mènera cette dure bataille sur le périmètre des Fennecs pour déstabiliser sa défense. Une manière de reprendre le taureau par ses cornes et allait vers les buts adversaires. A la 62' l'Ivoirien Khodjia s'est baladé non loin des 25 m avec le soutien de Zaha, tire et égalise (1-1). Pour les Algériens, le match est plié en faveur des Ivoiriens. Le niveau de l'agressivité gagne en hauteur.
On passe aux prolongations, des ratages se multipliaient des deux côtés laissant place à un stress qui enveloppa toute la nation. La séance de penalties, c'est ce que redoutent les experts et non-experts du football. La Selefato sur son troisième tir échoue, Mbolhi le renvoie. Au tour de Belaili, un des éléments remarqué, d'échouer, lui aussi, dans son tir, c'est le poteau qui sauve la Côte d'Ivoire. On refait, et ce sera le tir de Seray Die qui décidera si oui ou non l'Algérie ira en demi-finale. Le silence sur le stade et sur la nation était total. Seule la résonance de la balle qui frappe le poteau s'est faite entendre pour déclencher une forte explosion au stade et dans le pays. L'Algérie en demi-finale. Un avant-dernier obstacle à franchir, demain, dimanche face au Nigeria pour les hommes de Djamal Belmadi, déterminés et prêts à aller jusqu'au bout.


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