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La guerre en Syrie tire à sa fin
Publié dans La Nouvelle République le 16 - 09 - 2019

Le Chef de la diplomatie russe, Sergeï Lavrov a déclaré que la guerre en Syrie est effectivement terminée. Sur le terrain, ce constat ne fait plus l'objet d'un seul doute. Cependant d'immenses problèmes et autant de défis persistent. L'Armée syrienne est revenue de loin.
En plus de huit années de guerre terrible, elle a perdu un peu plus de cent mille hommes, des milliers de véhicules et des dizaines d'aéronefs. Plus des deux tiers de ses chars de bataille ont été capturés, endommagés ou détruits lors des combats. Dans la tourmente, deux forces ont plus ou moins été épargnées. La première est la marine côtière dont les unités et les bâtiments de surface sont demeurés concentrés sur le littoral occidental ou ce que les médias ouvertement hostiles à la Syrie qualifient improprement de pays Alaouite. La seconde est la défense aérienne du territoire dont les unités ont été renforcées par de nouveaux systèmes d'armes fournis par la Russie, l'Iran et la Corée du Nord. Il est important de souligner que des dizaines de batteries SAM datant de l'époque soviétique furent ciblées par les rebelles syriens pour faciliter la création d'une zone d'exclusion aérienne et une intervention militaire étrangère via les airs.
PRESENCE MILITAIRE ETRANGERE AU NORD ET A L'EST
C'est dans ce contexte que des forces militaires turques et donc des forces de l'OTAN ont pénétré l'extrême nord de la Syrie, suivis de près par des forces US et d'autres forces spéciales de l'Alliance Atlantique. Les Américains s'établiront surtout sur la base d'Al-Tanf, à l'extrémité orientale de la Syrie, aux confins avec l'Irak et la Jordanie, avant d'établir des camps le long de la rive orientale de l'Euphrate. Les autres forces de l'OTAN s'installeront dans les zones autonomistes kurdes de Syrie sous prétexte de mettre sur pied les milices arabo-kurdes dans le cadre d'une stratégie assez floue basée sur la lutte contre Daech et Al-Qaïda, deux organisations terroristes crées et financées par les services spéciaux des pays hostiles à la Syrie. Ce cercle vicieux ne fut pas suivi par Ankara en raison de l'hostilité historique opposant la Turquie aux nationalismes kurdes où qu'ils soient et ce fut la première pierre d'achoppement dans le dispositif de guerre hybride de l'Empire avant même le grand schisme au sein du Conseil de Coopération du Golfe entre Ryad et Doha, deux capitales ayant joué un rôle primordial durant l'opération connue sous le nom du “Printemps Arabe” et plus particulièrement dans le financement des groupes et organisations rebelles en Syrie.
Les Etats-Unis disposent d'une trentaine de camps militaires à l'est de l'Euphrate et contrôlent toujours le verrou stratégique d'Al-Tanf. Les turcs sont présents militairement à Idleb à travers un réseau de postes d'observation mais sont également très enclins à se positionner plus à l'est au delà d'Al-Hassaka où ils se heurtent aux kurdes de Syrie, soutenus par le Kurdistan irakien voisin, sur le territoire duquel opèrent les forces de l'OTAN mais également une base de drones d'attaque israélienne. La Russie maintient ses deux bases à Hmeimim (forces aérospatiales) et à Tartous (port d'attache militaire) et entend y rester pour les décennies à venir. Moscou y supervise d'ailleurs la reconstruction des forces armées syriennes à partir d'un noyau dur ayant survécu à la déferlante la plus violente du conflit.
Au Sud-Ouest de la Syrie, une grande partie du Golan est toujours occupé et annexé par les israéliens et Damas le revendique toujours comme une partie intégrante de son territoire. La question du Golan a d'ailleurs été relancée par la guerre en Syrie que les médias internationaux avaient de plus en plus mal à présenter comme une simple guerre civile issue de la répression militaire violente de manifestations pro-démocratie. Le conflit s'est promptement transformé en un véritable imbroglio géostratégique impliquant non seulement les puissances régionales mais également l'ensemble des puissances mondiales. Damas affirme vouloir mettre fin à la présence militaire étrangère non sollicitée et donc illégale sitôt que la province rebelle d'Idleb sera récupérée.
Ce souhait se heurte à la puissance militaire turque mais surtout à celle des Etats-Unis d'Amérique le pays a perdu des dizaines de milliards de dollars en termes d'infrastructures: des villes entières ont été anéanties, des autoroutes endommagées, les lignes de chemins de fer sabotées, des usines entières démantelées pièces par pièces notamment à Alep avant d'être acheminées vers la Turquie; des centrales électriques pilonnées ou démolies, etc. Le marché de reconstruction de la Syrie est l'un des principaux enjeux de la véritable lutte en cours entre certaines puissances ayant une influence notable au Levant. Car la Syrie, c'est non seulement un marché prometteur mais la garantie de plus de 200 milliards de dollars US de contrats à moyen et long termes.
D'où les pressions exercées par Washington mais également les tentatives de négociations secrètes de certaines capitales occidentales avec Damas. Ce dernier dispose en ce domaine d'un réel levier. L'octroi des premiers contrats relatifs à la reconstruction de l'infrastructure routière et énergétique à des compagnies chinoises, russes et un fameux bureau d'études nord-coréen ont amené Washington à multiplier les sanctions imposées sur la Syrie et à augmenter le nombre de soldats US opérant sur le sol syrien.


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