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Saïd Bouteflika, Mohamed Mediène, Athmène Tartag et Louisa Hanoune, devant le tribunal
Publié dans La Nouvelle République le 23 - 09 - 2019

Le procès historique qui voit comparaître à la barre Saïd Bouteflika, frère conseiller du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, le général Mohamed Mediène, dit Toufik, ancien patron de l'ex- Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), le général Athmène Tartag, dit Bachir, ex-chef du Département de surveillance et de sécurité (DSS), et Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, pour «atteinte à l'autorité de l'Armée» et «complot contre l'autorité de l'Etat», des faits prévus et punis par les articles 284 du code de justice militaire et 77 et 78 du code pénal, a commencé hier matin à 11h devant le tribunal militaire de Blida et suivait son cours normal hier en fin de journée.
L'ouverture de ce procès a eu lieu une semaine juste après que l'instruction soit achevée. Selon des informations données par les avocats, l'état de santé du général Toufik «qui souffre encore des séquelles d'une chute qui a provoqué une fracture de l'épaule, mal guérie», a justifié l'introduction d'une demande de report du procès, qui n'a pas été retenue. Aux alentours du tribunal, une forte présence de journalistes a été notée ainsi qu'un important dispositif de sécurité. Selon l'APS, un communiqué final sera rendu public par la juridiction militaire à l'issue du procès.
Des médias avaient cru révéler que la Télévision nationale aurait obtenu le feu vert pour installer ses équipes et son matériel technique au tribunal militaire de Blida pour une diffusion en direct du déroulement du procès. Il n'en fut rien.
El Moudjahid, au contraire, a prévu que «vu le caractère extrêmement sensible du sujet-il ne s'agit rien de moins que de la stabilité de l'État algérien-, il est fort probable que le procès se déroule à huis clos».
Hier, les médias se sont contentés de rappeler les faits qui ont conduit à ce procès avec l'arrestation des quatre mis en cause en mai dernier. Pour l'éditorialiste du quotidien national, El Moudjahid, «en fait, ce sont les diverses tractations secrètes qui ont eu lieu la veille du départ du président afin sans doute de sauver le régime, et auxquelles des parties étrangères auraient participé, qui seront au centre de ce procès unique, autant par la conjoncture, ses protagonistes que les enjeux.
El Moudjahid a fait remarquer que «sans connaître les pièces de ce dossier qui s'annonce explosif, certains médias étrangers, connus pour leur hostilité au pays, n'ont pas hésité à qualifier les accusations portées contre ces personnalités de «règlement de comptes» ou, s'agissant de la secrétaire générale du Parti des travailleurs, d'atteinte à la «liberté d'opinion». Athmane Tartag, Mohamed Mediène et Said Bouteflika, avaient été placés le 5 mai dernier en détention provisoire par le juge d'instruction près le tribunal militaire de Blida pour «atteinte à l'autorité de l'Armée» et «complot contre l'autorité de l'Etat».
Ils ont été rejoints par la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, placée, elle aussi, en détention provisoire par la même juridiction militaire, dans le cadre de l'enquête ouverte contre Athmane Tartag, Mohamed Mediène et Said Bouteflika. L'article 284 du code de justice militaire stipule que «Tout individu coupable de complot ayant pour but de porter atteinte à l'autorité du commandant d'une formation militaire, d'un bâtiment ou d'un aéronef militaire, ou à la discipline ou à la sécurité de la formation, du bâtiment ou de l'aéronef, est puni de la réclusion criminelle de cinq à dix ans».
Il définit qu'il y a complot «dès que la résolution d'agir est concertée et arrêtée entre deux ou plusieurs individus». Le maximum de la peine est appliqué aux militaires les plus élevés en grade et aux instigateurs dudit complot. Si le complot a lieu en temps de guerre, ou sur un territoire en état de siège ou d'urgence, ou dans toutes circonstances pouvant mettre en péril la sécurité de la formation, du bâtiment ou de l'aéronef, ou a pour but de peser sur la décision du chef militaire responsable, le coupable est puni de mort.
On sait que dans le cadre de la même affaire, le parquet militaire de Blida a lancé, le 6 août dernier, des mandats d'arrêt internationaux contre l'ex-ministre de la Défense Khaled Nezzar, son fils Lotfi, gérant de la société Smart Link Com (SLC), et le président de la Société algérienne de pharmacie (SAP), Farid Benhamdine.


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