Les archéologues à l'origine de la trouvaille affirment qu'il s'agit d'un buste en marbre de la dernière reine d'Egypte, mais tout le monde n'en est pas persuadé. Ils pensaient déjà que les lieux abritaient le tombeau de Cléopâtre VII. Si cette théorie n'a jamais été jugée crédible, l'équipe d'archéologues dirigée par Kathleen Martinez vient de découvrir une statue couronnée qui, selon la chercheuse, représenterait la dernière reine d'Egypte. Entièrement constituée de marbre blanc et «suffisamment petite pour tenir dans une main», indique Live Science, elle a été trouvée sur le site antique de Taposiris Magna. Fondée vers 280 av. J.-C. près d'Alexandrie, la ville abritait notamment plusieurs temples dédiés à Osiris, le dieu égyptien des morts et de la renaissance. La petite statue n'est pas la seule découverte des archéologues. Pièces de monnaie, lampes à huile, bague en bronze et amulette... Tous ces objets étaient à proximité les uns des autres. Ils feraient partie de ce que l'on appelle un «dépôt de fondation». Il s'agit de «collections d'objets mis en place dans les fondations d'édifices ou de monuments divers au cours d'une cérémonie», d'après Hisoma, laboratoire de recherches spécialisé en histoire et sources des mondes antiques. Une statue grecque ou romaine ? Pour Zahi Hawass, ancien ministre des Antiquités qui avait déjà participé à des fouilles du site par le passé, le buste ne représenterait pas Cléopâtre VII mais une femme d'une époque plus récente. «J'ai [l'ai] regardé attentivement. Ce n'est pas du tout Cléopâtre, c'est romain», a-t-il déclaré à Live Science. Sous la dynastie ptolémaïque, époque pendant laquelle a vécu l'ancienne reine, les pharaons étaient représentés «avec des styles artistiques égyptiens, et non romains», explique Zahi Hawass. La période romaine en Egypte a commencé en 30 av. J.-C, soit après la mort de Cléopâtre. À ce jour, ni la momie de la reine, ni son tombeau n'ont été découverts. Depuis 2005, l'équipe de Kathleen Martinez mène des fouilles archéologiques sur le site de Taposiris Magna. Les archéologues ont notamment mis au jour la présence de plusieurs «puits funéraires» renfermant des sculptures gréco-romaines. Selon les chercheurs, «il est fort probable que Cléopâtre et son mari Marc Antoine aient été inhumés dans des tombes similaires», ce qui suscite l'espoir d'y découvrir, enfin, la fameuse reine.