Les dirigeants du G20 ont souligné, avant-hier samedi, à Johannesburg (Afrique du Sud), l'importance de la coordination des politiques économiques et financières afin, a indiqué le communiqué final du Sommet, de maintenir la stabilité de l'économie mondiale et de soutenir la capacité des pays en développement à faire face aux chocs économiques et à renforcer leur résilience. Appelant, à l'occasion, à des investissements, durables et de qualité, dans les secteurs de l'énergie, des transports, de la santé et de l'éducation, tout en soutenant les partenariats public-privé et le financement d'infrastructures résilientes face aux crises. Les dirigeants du G20, a poursuivi la même source, ont également appelé à la modernisation des institutions financières internationales pour renforcer leur capacité à faire face aux chocs mondiaux, en soutenant un système, multilatéral, basé sur une meilleure coordination entre les institutions internationales et régionales. Mettant en avant la nécessité de mettre en œuvre le cadre commun de traitement de la dette de manière, plus rapide et efficace, de soutenir la révision par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale du cadre de soutenabilité de la dette afin d'améliorer les outils d'évaluation, ainsi que d'encourager l'utilisation de nouveaux instruments financiers, tels que les swaps dette-développement. S'agissant de la réduction du coût du financement pour les pays africains à faible revenu, le communiqué final du Sommet a fait savoir que de nombreux pays sont confrontés à des coûts d'emprunt, très élevés, ce qui rend nécessaire le recours à des mécanismes de financement concessionnel et à la facilitation de l'accès à la liquidité internationale. Réaffirmant, au passage, le soutien du G20 à une croissance économique mondiale, forte et durable, ainsi qu'au renforcement des réformes du système financier international pour garantir l'équité et l'efficacité dans le financement et le développement, en insistant sur l'importance du commerce international basé sur des règles claires et de chaînes d'approvisionnement flexibles. Soulignant l'importance du développement des chaînes d'approvisionnement et de l'investissement dans les minerais critiques pour soutenir la transition énergétique, en encourageant les partenariats régionaux et en valorisant la création de valeur dans les pays producteurs, le communiqué final du Sommet a insisté sur l'importance de renforcer la préparation des pays face aux catastrophes et d'encourager l'investissement pour les réduire, tout en reconnaissant que les pays pauvres ne peuvent pas supporter seuls les coûts de l'adaptation climatique et de la résilience face aux catastrophes.