L'un des équilibres clés de ces séjours consiste à proposer du collectif sans jamais l'imposer. Donaldson explique vouloir « s'assurer que les gens aient du temps et de l'espace pour lire, mais aussi l'occasion de se retrouver autour d'un repas et d'un verre pour parler de ce qu'ils lisent et apprécient ». La sociabilité est présente, mais strictement encadrée pour ne pas concurrencer la lecture. On se retrouve, mais seulement si on en a envie. Vogue décrit des retraites fonctionnant sur la même logique, sans participation obligatoire ni discussions centrées sur un seul ouvrage. L'Américaine Kristen Waidalowski, cofondatrice de Book a Break, résume cette philosophie : « On peut tout à fait s'éloigner du groupe pour lire... votre temps vous appartient. » Une liberté soigneusement organisée, où l'on est libre de disparaître derrière un roman, tout en restant dans un cadre collectif rassurant. (A suivre…)