Un nouvel épisode de forte tension géopolitique s'est ouvert avec l'annonce par les Etats-Unis d'une opération militaire menée sur le territoire vénézuélien. Selon la version américaine, cette intervention aurait conduit à l'arrestation du président Nicolás Maduro et de son épouse, à la suite de frappes ciblées et d'une action des forces spéciales. Les événements se seraient déroulés à l'aube, dans un contexte de frappes ayant touché plusieurs infrastructures sensibles, provoquant des perturbations notables dans certaines régions du pays. À Caracas, l'information a circulé dans un climat de grande confusion, entre annonces contradictoires et absence de confirmation indépendante immédiate. Les autorités vénézuéliennes ont rapidement rejeté la version avancée par Washington, dénonçant une agression caractérisée contre la souveraineté nationale et exigeant des preuves claires sur le sort du chef de l'Etat et de son épouse. À ce stade, aucun élément matériel vérifiable n'a permis de confirmer de manière irréfutable les déclarations américaines. La circulation d'images supposées illustrer l'arrestation du président vénézuélien a contribué à alimenter la polémique. Plusieurs observateurs soulignent la nécessité de faire preuve de prudence, rappelant que les conflits contemporains se jouent aussi sur le terrain informationnel, où la manipulation et la désinformation peuvent précéder les faits établis. Pour l'Algérie, historiquement attachée aux principes de souveraineté des Etats, de non-ingérence et de règlement pacifique des différends, cette opération pose de sérieuses questions. Le recours à la force unilatérale, en dehors de tout cadre multilatéral clairement établi, constitue un précédent préoccupant pour la stabilité internationale, notamment dans les régions du Sud. Au-delà du cas vénézuélien, cet événement ravive le débat sur la loi du plus fort dans les relations internationales et sur la fragilisation progressive du droit international. Les risques de déstabilisation régionale en Amérique latine sont réels, tout comme les conséquences humanitaires pour une population déjà durement éprouvée. Alors que la communauté internationale reste dans l'attente de clarifications, une interrogation s'impose avec acuité : assiste-t-on à un épisode isolé ou à la confirmation d'un mode opératoire appelé à se répéter ? Dans un monde en recomposition, la question demeure ouverte : à qui le tour ?