Au moment où le monoxyde de carbone, ce ''tueur silencieux'', continue, en cette saison de l'hiver, à ôter les vies des citoyens, le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a dressé, hier, un communiqué mettant en garde les citoyens contre l'augmentation des cas graves d'intoxication au monoxyde de carbone.Durant l'année 2025, le nombre des citoyens décédés par le monoxyde de carbone avait dépassé la barre des 100 morts. Depuis le début du mois de janvier, le bilan est déjà lourd, plus de 15 citoyens ont succombé à cause d'intoxication au monoxyde de carbone dus à l'utilisation d'appareils de chauffage et chauffe-bain défectueux dans des maisons mal aérés. La Direction générale de la Protection civile (DGPC) n'a cessé de diffuser des alertes et des campagnes de sensibilisation pour conscientiser les citoyens sur le phénomène mortel. En face, le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a mis en garde, hier, contre une augmentation récente des cas graves d'intoxication au monoxyde de carbone, ce gaz mortel, invisible et inodore. Dans un communiqué rendu public, le ministère a rappelé aux citoyens l'importance d'installer des détecteurs de monoxyde de carbone à leur domicile, notamment à proximité des appareils de chauffage et des chauffe-eau afin de pouvoir éviter le pire. Le ministère de l'Intérieur a également insisté sur l'importance d'un entretien régulier des chauffages, chauffe-bain, des radiateurs d'appoint et des cuisinières à gaz. « Les citoyens doivent veiller à ne pas obstruer la ventilation dans les salles de bains et les autres pièces et éteindre les appareils de chauffage immédiatement après utilisation. En cas de maux de tête soudains, de vertiges, de nausées ou de difficultés respiratoires, les personnes concernées doivent sortir immédiatement et contacter les services de protection civile », a noté le bulletin d'information urgent du ministère. Cette mise en garde du ministère de l'Intérieur intervient au moment où de nombreux cas de décès dus au monoxyde de carbone sont signalés par la Protection civile, notamment à travers ses bulletins d'informations quotidiens. C'est le cas d'avant-hier à Annaba, où la Direction locale de la Protection civile a signalé le décès d'une mère et de son nourrisson par intoxication au gaz dans la commune de Sidi Ammar. En effet, les services de la Protection civile de la wilaya d'Annaba ont indiqué, hier, le décès de deux personnes par intoxication au monoxyde de carbone, provoquée par un appareil de chauffage, dans le quartier d'El-Qarya, dans la commune de Sidi Ammar. Les mêmes services ont expliqué être intervenus à 9 h 55 du matin d'hier suite à une intoxication au monoxyde de carbone dans le quartier d'Al-Qarya, dans la commune de Sidi Ammar relevant de la daïra d'El Hadjar. Le gaz provenait d'un appareil de chauffage, précise les mêmes sources. L'incident a entraîné la mort d'une femme âgée de 26 ans et d'un enfant de deux ans, dont les corps ont été transportés à la morgue de l'hôpital local, rapporte le communiqué des mêmes services. D'autre part, et durant la période du 17au 18 janvier dernier, la DGPC a enregistré 18 cas de personnes incommodées par le monoxyde de carbone CO, émanant des dispositifs de chauffage et des chauffe-eaux à l'intérieur de leurs domiciles respectivement dans les wilayas de Sétif, Constantine, M'Sila, Naâma et El-Bayadh, fort heureusement aucune perte humaine n'a été dénombrée, a fait savoir le bilan de la Protection civile. Les victimes ont été prises en charge sur les lieux puis évacuées dans un état satisfaisant vers les secteurs sanitaires locaux, a rassuré la DGPC. Rappelons-le, en 2025, le monoxyde de carbone CO a causé la mort de 105 personnes. Une recrudescence tragique de ce genre d'accidents s'est produit durant cet hiver et la cause principale demeure l'utilisation d'appareils de chauffage et chauffe-bain défectueux dans des maisons mal aérés, selon la Protection Civile. Le danger du ''tueur silencieux'' persiste, surtout lorsqu'il s'agit des systèmes de chauffage et chauffe-eau mal entretenus et le manque de détecteurs, malgré les appels à la vigilance des autorités.