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«13.000 pharmacies et 5.500 médicaments gratuits mobilisés pour les sans-revenus» Annoncé, hier, par le directeur des prestations à la CNAS, Abdelhafid Djeghri :
Les citoyens en situation précaire, sans revenus et qui ne bénéficient pas du régime de la sécurité sociale, désireux d'avoir la carte électronique pour accéder gratuitement à plus de 5.500 types de médicaments, doivent se présenter à la commune de leur lieux de résidence munis d'un dossier administratif attestant leurs situations sociales. C'est à ce niveau-là qu'une enquête sera établie par une commission de wilaya qui, au bout de 15 jours, délivreras son verdict final pour statuer définitivement et officiellement sur leurs éligibilités afin de bénéficier du décret exécutif 24-187.« Des démarches très faciles à suivre et la carte électronique sera à la portée de chaque citoyen démuni de revenu et non affilié à un régime de sécurité sociale. Cette carte électronique permettra à chaque citoyen en situation précaire d'accéder gratuitement et régulièrement à une large gamme de produits pharmaceutiques, en milliers, et c'est pareil pour les soins », c'est ce qu'a annoncé, hier mercredi, le directeur des prestations à la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS), Abdelhafid Djeghri, sur les ondes de la Chaîne III. L'hôte de l'émission ''L'Invité du jour'' de la Chaîne III de la Radio algérienne, en l'occurrence Abdelhafid Djeghri qui est directeur des prestations à la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS), est revenu, hier, avec plus de détails, sur la récente décision des hautes autorités du pays à promouvoir la carte électronique destinée aux personnes les plus démunies et non-couvertes par la sécurité sociale. « Son lancement officiel a été baptisé le 19 janvier dernier, la carte électronique a déjà séduit 375 personnes, auxquelles s'ajoutent leurs enfants mineurs. Nous les avons recensé à travers 23 wilayas, et les estimations font état entre 2.000 à 3.000 bénéficiaires potentiels à l'échelle nationale », a révélé, hier et sous les ondes de la Chaîne III, le responsable à la CNAS. « L'entrée en service de la carte électronique au profit des couches les plus vulnérables de la société civile, marque une avancée majeure dans le système de protection sociale en Algérie. Ce dispositif incarne la volonté de l'Etat d'assurer un accès équitable aux soins et de renforcer progressivement l'intégration sociale des personnes les plus vulnérables », a fait observer Abdelhafid Djeghri. Auparavant, a rappelé le convive de la Radio algérienne, la prise en charge concernait uniquement les personnes démunies atteintes de maladies chroniques et se limitait à une liste restreinte d'environ 136 médicaments, désormais on assiste à un élargissement spectaculaire et sans limite de la liste des médicaments pris en charge par la carte électronique, celle-ci dépasse aujourd'hui les 5.500 produits pharmaceutiques, couvrant aussi bien les affections chroniques que les maladies aiguës », dira le représentant de la CNAS à la Radio algérienne. Abdelhafid Djeghri a également dévoilé une autre nouveauté apportée par cette louable décision de l'Etat, « la carte électronique est compatible avec plus de 13.000 pharmacies qui sont aujourd'hui partenaires de la CNAS sur l'ensemble du territoire national. Le bénéficiaire peut utiliser la carte électronique là où il se trouve au pays et quel que soit son lieu de résidence », a précisé le responsable de la CNAS. Sur le plan opérationnel, Abdelhafid Djeghri a précisé que « la CNAS s'est fixé un délai de 15 jours après réception des listes validées par les commissions de wilaya pour produire et acheminer les cartes électroniques. Selon lui, « la carte électronique constitue un tournant en matière de modernisation de la gestion. Toutes les informations nécessaires à l'identification du bénéficiaire, à ses droits et, le cas échéant, à ses traitements chroniques y sont intégrées, de prévenir les abus, de contrôler la cohérence entre prescriptions et états de santé, et de constituer une base de données fiable pour orienter les futures décisions en matière de protection sociale », a-t-il indiqué. Avant de conclure son intervention sur les ondes de la Chaîne III, l'hôte de la Radio algérienne a rappelé que « cette carte s'adresse à une catégorie bien précise de citoyens : les personnes sans revenus, non-affiliées à un régime de sécurité sociale et ne bénéficiant d'aucun dispositif de soutien existant ».