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«Leur suppression permettrait à l'Union européenne d'introduire l'acier vert dans son écosystème industriel» Fuat Tosyali à propos des restrictions quantitatives sur l'acier fabriqué en Turquie et en Algérie
Le président de Tosyalı Holding, Fuat Tosyali, s'est attardé sur les quotas d'importation d'acier de Turquie et d'Algérie. Appelant, au passage, l'Union européenne à lever les quotas d'importation d'acier de Turquie et d'Algérie.Selon lui, ces mesures « portent préjudice à l'industrie sidérurgique de l'UE et vont à l'encontre des objectifs de développement durable «. « L'Union européenne devrait lever les quotas pour des pays comme la Turquie et l'Algérie, qui fournissent de l'acier en amont à faibles émissions. Sinon, elle risque d'affaiblir ses propres industries en aval «, a-t-il indiqué. Insistant, au passage, sur le rôle des producteurs en amont à faibles émissions Intervenant au Forum économique mondial de Davos (Suisse), Tosyali a fait savoir que la suppression des restrictions quantitatives sur l'acier fabriqué en Turquie et en Algérie permettrait à l'Union européenne d'introduire plus efficacement l'acier vert dans son écosystème industriel. « Ces mesures portent préjudice à l'industrie sidérurgique de l'UE et vont à l'encontre des objectifs de développement durable », a observé le président de Tosyalı Holding, repris par l'agence Anadolu mardi dernier. Evoquant les déséquilibres sur le marché mondial, le dirigeant turc a fait remarquer que la Chine représente près de la moitié de la production mondiale d'acier brut. « La surcapacité mondiale est actuellement estimée à 680 millions de tonnes, pouvant dépasser 720 millions de tonnes d'ici 2027 », a observé Tosyali. Faisant remarquer que cet excédent, combiné à des technologies obsolètes et à fortes émissions, continuait d'affecter la stabilité des prix et la planification de la production. En Algérie, a rappelé la même source, le complexe sidérurgique Tosyali, situé à Oran, réalise un chiffre d'affaires estimé à 3 milliards de dollars, dont environ 1 milliard provient des exportations. L'entreprise exporte vers 25 pays et vise 1,5 milliard de dollars l'année prochaine. « La société fait face à des restrictions sur le marché européen. Ils nous donnent des quotas de trois mois qu'on termine dans la première semaine », a indiqué un responsable du complexe au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de l'inauguration, à la mi-décembre dernière à Alger, de la Foire de la production algérienne (FPA). Précisant que tous les pays de l'Union européenne souhaitent s'approvisionner à partir d'Oran. Réagissant à ces propos, le chef de l'Etat a estimé qu'il faut revoir ça, insistant sur le principe de réciprocité avec l'UE. « On leur donne la préférence par rapport à d'autres pays, surtout que notre acier est d'excellente qualité », a-t-il indiqué. Ça, a ajouté Abdelmadjid Tebboune, on va le voir avec l'Union européenne. Malgré ces obstacles, l'industrie algérienne continue de se développer, avec de nouvelles capacités de production attendues grâce à l'exploitation du gisement de Gara Djebilet, dont les réserves sont estimées à plus de 3 milliards de tonnes de minerai de fer. Les producteurs locaux, certifiés pour répondre aux normes internationales, cherchent à consolider leur présence en Europe et sur d'autres marchés internationaux. Sur le marché américain, a rapporté la même source, le Département du Commerce a récemment imposé une taxe antidumping provisoire de 127 % sur le fer à béton importé d'Algérie, suite à une plainte de la coalition industrielle Rebar Trade Action Coalition (RTAC). Cette mesure est provisoire, en attendant une décision finale dans environ 75 jours.