Au lendemain de la diffusion d'un documentaire mensonger et intoxiqué par la chaîne publique française France 2 contre l'Algérie, une vive réaction de la classe politique et organisations nationales algériennes a été observée depuis. Le Front de libération nationale, le Rassemblement national démocratique (RND), le Front du militantisme national (FMN), le Mouvement El Binaa El-Watani, l'Organisation nationale des journalistes algériens (ONJA) et le Mouvement dynamique des Algériens de France (MOUDAF), ont tous condamnés, ce samedi, l'agression haineuse, hostile et volontaire des médias français visant l'image et les intérêts de l'Algérie. Ainsi, le Front de libération nationale (FLN) a exprimé, dans un communiqué rendu public ce samedi, sa «condamnation absolue et sa vive réprobation des campagnes hostiles flagrantes et systématiques que les médias publics français continuent de mener contre l'Algérie», qualifiant ces agissements de «comportement agressif manifeste qui ne tolère plus ni interprétation ni justification». De son côté, le Rassemblement national démocratique (RND) a exprimé, ce samedi, «son étonnement et son irritation» face à ce qui a été diffusé par la chaîne publique française, qui n'est rien d'autre qu'une «pratique grossière de dénigrement politique et un discours hostile dépassé par le temps et les faits». Pour sa part, le Mouvement El Binaa El-Watani a condamné l'attaque médiatique française contre l'Algérie et ses symboles à travers un contenu médiatique qui, dans son essence, «a, délibérément cherché à ternir l'image de l'Algérie, en reproduisant d'anciennes narrations coloniales par le biais des rédactions qui continuent de porter un regard de tutelle sur l'Algérie, en violation des règles juridiques régissant les médias français». Aussi, le Front du militantisme national (FMN), a estimé, à travers un communiqué diffusé ce samedi, que ce qui a été récemment diffusé sur les chaînes françaises relève de «pratiques visant à redessiner l'image de l'Algérie selon une approche de tutelle rejetée par l'histoire», ajoutant que «l'Algérie exerce aujourd'hui pleinement sa souveraineté et fonde ses choix sur ses propres intérêts». Dans le même sillage, le Mouvement dynamique des Algériens de France (MOUDAF) a fait part de «sa profonde indignation» face à la couverture médiatique française «biaisée ciblant les Algériens», dénonçant «la diffamation délibérée de la réputation des responsables français élus d'origine algérienne ainsi que l'incitation contre les Franco-Algériens, au lieu de reconnaître la communauté algérienne comme un acteur essentiel et un pont naturel pour la coexistence et les relations algéro-françaises». Enfin, l'Organisation nationale des journalistes algériens (ONJA), a condamné avec la plus grande fermeté ce qui a été diffusé par les médias français à travers une émission télévisée qui «n'était en réalité qu'un acte de propagande et d'incitation visant l'Algérie, Etat et peuple», appelant l'ensemble des médias nationaux à «faire face à toutes les campagnes médiatiques portant atteinte aux institutions de l'Etat et aux symboles de la République».