L'Algérie, aux côtés de sept autres membres de l'OPEP+ (Arabie saoudite, Russie, Emirats arabes unis, Irak, Koweït, Kazakhstan et Oman), a confirmé dimanche sa décision, déjà adoptée en novembre dernier, de suspendre toute augmentation de la production pétrolière jusqu'en mars 2026.Cette mesure vise à préserver l'équilibre du marché pétrolier mondial, tout en protégeant à la fois les intérêts des producteurs et des consommateurs, indique un communiqué du ministère des Hydrocarbures et des Mines. La décision a été réaffirmée lors d'une réunion de coordination tenue par visioconférence entre les huit pays engagés dans des ajustements volontaires de production dans le cadre de la Déclaration de Coopération OPEP+. Le communiqué précise que cette rencontre a été consacrée à la mise en œuvre des mécanismes de suivi et d'évaluation des engagements des pays participants, afin de garantir une application stricte et coordonnée des décisions collectives. Selon le ministère, le maintien des niveaux de production actuels pour le premier trimestre est « pleinement cohérent avec les conditions actuelles du marché » et témoigne du sens des responsabilités et de la crédibilité des pays membres de l'OPEP+. « Dans un contexte marqué par des facteurs saisonniers et une demande mondiale modérée, cette approche prudente et proactive contribue à préserver les équilibres du marché au profit des producteurs et des consommateurs », souligne le communiqué. La réunion a également permis de réaffirmer « l'importance d'une coordination étroite entre les pays et d'un suivi continu de l'évolution du marché pétrolier international », un engagement jugé essentiel par l'OPEP+ pour maintenir la stabilité et éviter des fluctuations trop importantes des prix du pétrole. Par ailleurs, l'Algérie a participé aux travaux de la 64e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC), en compagnie des représentants de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de l'Irak, du Koweït, du Nigeria, du Venezuela, ainsi que du Kazakhstan et de la Russie. Cette instance a évalué le degré de conformité des pays OPEP+ à leurs engagements de réduction volontaire de production pour les mois de novembre et décembre 2025. Le Comité a salué les efforts des pays participants, tout en soulignant que le respect strict et continu des décisions collectives demeure un facteur déterminant pour la stabilité du marché mondial. La décision de maintenir la suspension de toute hausse de production s'inscrit dans une stratégie globale visant à gérer l'offre pétrolière mondiale de manière coordonnée et flexible, en tenant compte des conditions économiques et de l'évolution de la demande. Cette approche permet également de prévenir les risques de surproduction, qui pourraient faire chuter les prix et déstabiliser les économies dépendantes des revenus pétroliers. Les experts estiment que cette mesure devrait contribuer à stabiliser les cours du brut au premier trimestre 2026 et à rassurer les marchés sur l'engagement de l'OPEP+ à jouer un rôle actif dans l'équilibre de l'offre et de la demande mondiale. Pour l'Algérie, acteur majeur du marché pétrolier international, cette décision reflète sa volonté de participer activement à la gouvernance énergétique mondiale, tout en préservant ses intérêts économiques et en assurant un approvisionnement régulier aux consommateurs.