Le secteur de l'Education nationale s'emploie à bâtir une école moderne, équitable et de qualité, fondée à la fois sur les connaissances scientifiques et les constantes de l'identité nationale, conformément aux engagements du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. C'est ce qu'a affirmé, ce lundi à Alger, le ministre de l'Education nationale, M. Mohammed Seghir Saâdaoui.S'exprimant lors d'une séance devant la Commission de l'éducation, de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des affaires religieuses de l'Assemblée populaire nationale (APN), en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali, le ministre a souligné que son département œuvre à la mise en place d'un système éducatif répondant aux exigences pédagogiques et sanitaires actuelles, tout en garantissant l'égalité des chances et la qualité de l'enseignement. Selon M. Saâdaoui, la concrétisation de cette vision repose sur plusieurs axes majeurs, notamment l'amélioration de la qualité de l'enseignement, l'appropriation des connaissances scientifiques modernes, l'actualisation continue des programmes scolaires et la préservation des fondements de l'identité nationale. Il a insisté sur le fait que la qualité de l'éducation dépend largement de l'affectation de chaque matière à des enseignants spécialisés, une exigence prise en compte lors des concours de recrutement organisés par le ministère. Dans le même contexte, le ministre a mis en avant l'importance accordée à la formation continue des enseignants afin de consolider leurs compétences et d'améliorer leur rendement pédagogique. À ce titre, il a annoncé la création prochaine de dix nouveaux instituts de formation, destinés à répondre à la demande croissante et à accompagner les réformes engagées dans le secteur. Abordant le projet d'amendement du statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l'Education nationale, M. Saâdaoui a rappelé la décision de geler les opérations de formation jusqu'à l'adoption de la nouvelle mouture du texte. Cette décision, a-t-il expliqué, intervient en réponse aux observations des organisations syndicales, notamment celles relatives à la suppression de la condition de formation pour l'intégration. Le ministre a également précisé que le projet d'amendement vise à inclure les fonctionnaires des services économiques, exclus de la loi promulguée en janvier 2025, en application des instructions du président de la République et en réponse aux revendications syndicales concernant d'autres corps du secteur. Il a, en outre, rappelé que le statut particulier prévoit des dispositions concrétisant la décision présidentielle d'améliorer les conditions socio-professionnelles des personnels, à travers le renforcement du régime indemnitaire et l'amélioration de leur classification, avec les incidences financières correspondantes. Enfin, M. Saâdaoui a mis en exergue l'importance stratégique accordée par l'Etat au secteur de l'Education nationale, soulignant que le budget alloué pour l'année 2026 en est une illustration éloquente. Une part importante de cette enveloppe sera consacrée à la réalisation de nouveaux établissements éducatifs, afin de répondre à la demande croissante et de réduire la pression sur les structures existantes.