Organisés chaque année à l'occasion du mois de Ramadhan, les marchés de proximité seront opérationnels dès le début de la semaine prochaine à travers le pays. La campagne nationale de lutte contre le gaspillage des denrées alimentaires est, quand à elle, maintenue jusqu'à l'Aïd El-Fitr, c'est ce qu'a annoncé, hier mercredi, le directeur central au ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Noureddine Haridi, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne. L'hôte de l'émission ''L'invité du jour'' diffusée sur la Chaîne III a déclaré, hier, que le prolongement de la campagne nationale de lutte contre le gaspillage durant le mois de Ramadhan jusqu'au troisième jour de l'Aïd El-Fitr, a été décidé par le ministère «pour ancrer une culture de consommation consciente, renforcer les comportements responsables et préserver le pouvoir d'achat du citoyen durant ce mois sacré», a fait observer le représentant du ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national. Portant sous les slogans ''La disponibilité des produits est garantie, la rationalisation de la consommation est votre choix'' et ''Le Ramadan est un mois sacré, n'en faites pas une course au gaspillage'', cette vaste campagne sera déployée et étendue, selon le même responsable, «à grande échelle dans l'ensemble des espaces publics, les grandes surfaces commerciales, les établissements scolaires et universitaires, ainsi qu'à travers des journées d'études et de sensibilisation», a fait observer l'invité de la Chaîne III. Noureddine Haridi a ajouté que l'objectif de cette vaste action «est de rationaliser la consommation, d'éviter les pratiques excessives et de lutter contre le gaspillage alimentaire, particulièrement accentué durant le Ramadhan». Ce n'est pas tout, dira, à l'émission ''L'invité du jour'', le directeur central au ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, ce dernier a développé davantage les détails concernant la campagne nationale en disant que «le programme prévoit également la diffusion de spots publicitaires à la Radio et à la Télévision», «l'envoi de messages de sensibilisation par SMS», ainsi que «des publications pédagogiques expliquant les bonnes pratiques de consommation», précisant qu'«une attention particulière sera accordée à l'explication des textes de loi relatifs à la consommation hygiénique et à la protection du consommateur, afin de renforcer la conscience citoyenne et le respect des normes en vigueur». Par ailleurs, le convive de la Chaîne III a rappelé l'intégration et la participation d'autres ministères et associations à cette campagne nationale dans l'objectif de rendre cette vaste action encore plus large sur le territoire national. «A partir de la semaine prochaine, cette campagne nationale sera intensifiée à travers une coordination élargie avec plusieurs ministères concernés et les associations de protection des consommateurs», affirmant que cette synergie vise à garantir «une approche globale et durable», reposant sur «la sensibilisation», «la prévention» et «l'action de terrain», dira-t-il sur les ondes de la Chaîne III. Concernant les rencontres de sensibilisation et scientifiques qui seront organisées tout au long de la période définie de la campagne nationale, Noureddine Haridi les a qualifiées d' importantes opportunités servant à renforcer la complémentarité entre la référence religieuse et l'approche économique». Ces rencontres permettent, selon le directeur central au ministère du Commerce intérieur, d'harmoniser les finalités religieuses avec les politiques publiques, en vue de bâtir un modèle national de consommation fondé sur la raison, la solidarité et la durabilité, préservant à la fois l'équilibre de la société, la flexibilité de l'économie et la dignité du citoyen. Rappelons-le, en 2025, le gaspillage alimentaire au pays est resté préoccupant, avec des données indiquant une augmentation significative du gaspillage de pain durant le Ramadhan 2025 et des pertes structurelles atteignant environ 19 % des aliments destinés aux ménages, représentant une valeur de 50 millions de dollars. Les mauvaises habitudes de consommation, dont la fièvre acheteuse, sont parmi les principaux facteurs de ce gaspillage des denrées alimentaires.