,Réuni en Tanzanie, le comité exécutif de la CAF a offert à son président l'occasion de couper court aux rumeurs. Ces derniers jours, plusieurs médias évoquent un possible glissement du tournoi à 2028, voire un retrait pur et simple de l'organisation au trio hôte. Ces déclarations initiales venaient du Kenya, rassurer les opinions publiques locales et réaffirmer l'autorité de l'instance continentale. Sur le plan institutionnel, cette sortie vise aussi à préserver la crédibilité de la CAF. À quatre ans de l'échéance, revenir sur une attribution aurait envoyé un signal d'instabilité, alors même que l'instance cherche à renforcer son image de gouvernance structurée. Un choix politique autant que sportif Derrière la confirmation officielle, l'enjeu dépasse le simple calendrier. L'organisation conjointe par le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie constitue un symbole fort : pour la première fois, l'Afrique de l'Est accueille la compétition dans un format élargi et dans une logique régionale. Pour Motsepe, défendre ce projet revient à défendre une vision panafricaine du football. Son discours insiste sur la solidarité entre pays africains et sur la capacité du continent à relever les défis logistiques et infrastructurels. Car ces défis existent bel et bien : modernisation des stades, infrastructures hôtelières, transports, sécurité. L'optimisme affiché par la CAF ne dissipe pas totalement les interrogations, mais il trace une ligne politique claire : pas de marche arrière. Un retour à l'été pour s'aligner sur le calendrier international La déclaration de Motsepe soulève un autre dossier Autre élément majeur : la compétition devrait se tenir en juin-juillet 2027. Si cette orientation se confirme, il s'agirait d'un retour à une CAN estivale, après plusieurs éditions disputées en janvier-février pour des raisons climatiques. Ce choix aurait un impact direct sur les relations avec les clubs européens, souvent réticents à libérer leurs joueurs en pleine saison. Un tournoi en été réduirait les tensions et alignerait davantage la CAN sur les standards internationaux En creux, la déclaration de Motsepe soulève un autre dossier : celui de la CAN 2028. L'instance n'a communiqué aucun détail officiel, mais plusieurs candidatures circulent déjà, notamment celle du Maroc, du tandem Afrique du Sud–Botswana ou encore de l'Ethiopie. Le calendrier pourrait donc devenir particulièrement dense, avec deux éditions rapprochées. Une stratégie qui viserait à stabiliser le rythme biennal de la compétition, parfois bousculé ces dernières années par la pandémie et les ajustements climatiques.