Un communiqué de la Présidence de la République a indiqué que le Président Abdelmadjid Tebboune a présidé ce jeudi 5 mars, une réunion de travail consacrée à l'état d'avancement des mégaprojets de la ligne minière Est, de la mine de phosphate et ses unités et du projet d'extraction de zinc à Oued Amizour, avant le lancement de leur exploitation effective fin mars courant. La réunion a également porté sur le projet de la route transsaharienne et la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset, selon le même communiqué. Pour rappel, le 8 février, lors de son entrevue périodique accordée aux représentants de la presse nationale, le président de la République avait précisé que la prochaine phase, après le lancement de la ligne ferroviaire minière Ouest, concernera la mine d'Oued Amizour, où les premiers travaux de forage débuteront fin mars prochain». «Nous sommes désormais sur le point de lancer le projet avec l'accord des citoyennes et des citoyens, habitants de la région», soulignant que l'opération de régularisation de la situation avec les propriétaires des terrains est à sa «phase finale ». On sait que le Président Tebboune accorde une importance majeure au projet national d'envergure visant à exploiter les richesses minières du pays, dont le projet d'exploitation du gisement de zinc et plomb de Oued Amizour. Cette démarche contribue à réaliser l'ambitieux objectif de faire de l'Algérie un pays émergent. Il l'a confirmé lors de sa dernière entrevue avec les représentants de médias nationaux, il y a un mois. Le Président Tebboune prévoit que le produit intérieur brut (PIB) de l'Algérie dépassera les 400 milliards de dollars à la fin de l'année 2027 «au plus tard». A cette occasion, le Président Tebboune avait estimé que «la cadence à laquelle évolue actuellement l'économie nationale nous rend optimistes quant à la réalisation de cet objectif». A propos du recours au financement extérieur, il avait précisé qu'il se fera «selon une vision rationnelle et exclusivement orientée vers des projets économiques à haute rentabilité» et insisté sur l'exploitation de ces financements «selon une vision rationnelle, parallèlement à l'entrée des projets structurants en phase de rentabilité», ajoutant que l'Algérie «n'hypothèquera pas l'avenir de ses enfants par l'endettement et ne renoncera jamais à l'indépendance de sa décision». Concernant le projet d'extraction de zinc à Oued Amizour, une réunion de coordination a eu lieu, la veille, mercredi, afin de finaliser les derniers préparatifs avant le lancement, dans les quelques prochains jours, du projet d'exploitation du gisement de zinc et de plomb situé entre les communes de Tala Hamza et Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa. Selon un communiqué du groupe Sonarem, la réunion, présidée par le wali de Béjaïa, Kamel-Eddine Kerbouche, a connu une très large participation : le P-dg de Sonarem, Reda Belhadj, le président de l'Assemblée populaire de wilaya (APW) de Béjaïa, la directrice du projet et représentante de la co-entreprise algéro-australienne (BZL), ainsi que des membres de l'Assemblée populaire nationale (APN), les chefs par intérim des daïras d'Amizour et de Tichy, les présidents des Assemblées populaires communales (APC) de Tala Hamza et d'Amizour, et les directeurs exécutifs concernés. Lors de la réunion, le wali a réaffirmé «l'accompagnement permanent de ce projet stratégique», soulignant les retombées socio-économiques attendues, notamment la création d'emplois directs et indirects, le renforcement des opportunités de formation professionnelle, le développement de l'industrie minière de transformation et le transfert d'expertises et de technologie. La réunion a été également l'occasion d'écouter les préoccupations des citoyens propriétaires des terres, qui ont accueilli favorablement le projet et exprimé leur soutien à toutes les initiatives visant à booster le développement dans la région. Concernant la voie ferrée moderne à double voie qui va relier la mine de phosphate d'Oued El Hadba dans la wilaya de Tébessa au port d'Annaba, il va procurer des avantages importants : réduire les coûts de transport à l'exportation, améliorer la rentabilité de la chaîne nationale de phosphate et renforcer la compétitivité du produit algérien sur les marchés internationaux. Mardi dernier, le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a annoncé devant l'Assemblée populaire nationale, que, durant l'année en cours, de nouveaux mécanismes seront mis en place pour l'exécution et le suivi des investissements publics.