La contestation prend de l'ampleur à grande vitesse. En quelques heures à peine, la pétition contre la proposition de loi portée par Caroline Yadan a franchi un cap spectaculaire : plus de 223 000 signatures. Une progression fulgurante, avec près de 90 000 signataires supplémentaires en vingt-quatre heures, qui témoigne d'une mobilisation citoyenne massive. Ce texte, officiellement présenté comme un outil de lutte contre de nouvelles formes d'antisémitisme, suscite une vive inquiétude. En cause : un amalgame assumé entre antisémitisme et critique de l'Etat d'Israël, dénoncé par de nombreux citoyens, juristes et défenseurs des libertés publiques. Pour les signataires, le danger est clair : faire taire toute critique politique d'Israël, au risque de restreindre gravement la liberté d'expression. Journalistes, chercheurs, militants : tous pourraient être concernés par une interprétation extensive du texte. Autre critique majeure : en assimilant les juifs à la politique du gouvernement israélien, ce projet de loi serait non seulement dangereux, mais aussi contre-productif dans la lutte contre l'antisémitisme, en entretenant précisément les confusions qu'il prétend combattre. n