Tenue par visioconférence, le ministre de l'Education nationale, Mohammed Seghir Saâdaoui et la présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (Hatplc), Salima Mousserati, ont coprésidé, avant-hier à Alger, en présence des cadres de l'administration centrale, des cadres de la Hatplc, ainsi que des représentants de la Direction générale de la Fonction publique et de la réforme administrative, l'ouverture d'une journée de formation au profit des directeurs de l'Education et des secrétaires généraux des directions de l'Education. Dans un communiqué diffusé, avant-hier mardi, par le ministère de l'Education nationale, ce dernier a annoncé que cette journée de formation s'inscrit dans le cadre de «la mise en œuvre de la convention conclue entre le ministère et la Hatplc, en application du Plan d'action du secteur issu du plan d'action du Gouvernement, tiré du programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, notamment en ce qui concerne le renforcement des principes de bonne gouvernance et la consécration de la culture de l'intégrité et de la transparence dans la gestion des affaires publiques». A l'occasion de cet événement, le ministre de l'Education nationale a mis en évidence, lors d'une allocution prononcée devant les participants, sur «l'importance capitale qu'accorde le secteur à la consécration d'une culture préventive institutionnelle» auprès des différentes catégories, notamment celles chargées de la gestion des programmes et des opérations financières, à leur tête les directeurs de l'Education et les secrétaires généraux, étant «le maillon central dans la mise en œuvre des politiques publiques au niveau local». Cette culture, a-t-il précisé, «ne se limite pas à la maîtrise des textes légaux et réglementaires afférents», mais s'étend à «l'acquisition d'un comportement administratif basé sur la vigilance et la conformité, ainsi que la capacité à anticiper les risques liés à la gestion et à les traiter selon des mécanismes clairs et efficaces». Le ministre Saâdaoui a, d'autre part, souligné que le renforcement des compétences des cadres, telles que «la passation des marchés publics, le suivi de leur exécution, ainsi que l'établissement de procédures de contrôle interne», est de nature à «améliorer leur efficacité professionnelle et à les prémunir contre les fautes ou les dépassements pouvant résulter d'un manque de formation ou de l'ambiguïté des procédures». Toujours dans son allocution, le ministre a ajouté que cette mesure s'inscrit dans le cadre d'«une vision globale pour protéger le fonctionnaire lui-même, en le dotant des outils juridiques et pratiques lui permettant d'exercer ses missions en toute confiance et sérénité, dans le respect de la transparence et des lois». De son côté, la présidente de Hatplc, a évoqué que cette journée de formation constitue «le fruit de la coopération institutionnelle entre les deux parties et vise à accompagner le secteur de l'Education dans le domaine de la formation».