Dans le cadre du renforcement des mécanismes de coordination et de coopération entre les différentes instances nationales chargées de la lutte contre le crime économique et financier, la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, le Commandement de la Gendarmerie nationale (CGN), la Direction générale des impôts (DGI) et l'Office central de répression de la corruption (OCRC) ont combiné leurs forces à travers la signature, ce mardi, au siège du ministère des Finances, de deux accords de lutte contre le crime économique et financier organisé. Présidée par le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaâ et le secrétaire général du ministère de la Défense nationale, le général-major Mohamed Salah Benbicha, en présence du Commandant de la GN, le général-major Berroumana Sid Ahmed, la cérémonie de signature des deux accords, tenue au siège du ministère des Finances, a été une opportunité pour les trois parties pour exprimer leurs grandes volontés et partager leurs efforts afin de renforcer, davantage, les mécanismes de coordination et de coopération dans le but de lutter, encore mieux, contre le crime économique et financier, a souligné, avant-hier, la Direction générale des impôts (DGI) à travers un communiqué rendu public. Les trois instances nationales engagées dans cette nouvelle forme de combinaison ont, toutes, exprimé leur volonté à lutter contre le crime économique et financier, dans le cadre de l'application des orientations des autorités publiques, a indiqué la même source. Les deux accords signés par la CGM, la DGI et l'OCRC visent à protéger l'économie nationale, à renforcer la transparence et à lutter contre les différentes formes de fraude, d'évasion fiscale et de corruption, en appui aux efforts de l'Etat pour protéger les deniers publics et ancrer les principes de bonne gouvernance, ajoute le bulletin d'information de la Direction générale des impôts. Le premier accord de coopération a été signé par le directeur général des impôts, Djamel Hanniche et le Commandant de l'Ecole supérieure de la Gendarmerie nationale, Djaâfar Mohamed, alors que le deuxième accord a été signé par M. Hanniche et le Directrice générale de l'OCRC, Khedairia Karim, et ce, en présence de cadres des ministères des Finances et de la Justice ainsi que du Commandement de la Gendarmerie nationale. Selon la Direction générale des impôts, cet engagement des trois instances nationales se veut «une étape stratégique visant à renforcer l'échange des informations et à intensifier la coordination opérationnelle entre différents acteurs, notamment à travers l'adoption de moyens numériques sûrs et modernes qui permettent de rehausser l'efficacité de la lutte contre le crime économique et financier, sous toutes ses formes», lit-on dans le même communiqué. Les deux accords signés donnent une prérogative aux enquêteurs experts de la Gendarmerie nationale, aux inspecteurs des impôts et aux agents de l'Office central de répression contre la corruption, de lutter contre toutes formes de crime économique et financier. Il s'agit, cite le communiqué de la DGI, de «mettre en place un cadre régissant la coopération dans la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale, la lutte contre la corruption, le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et l'enrichissement illicite, sans oublier l'échange d'expertises et l'organisation de programmes communs de formation». En s'engageant à travers ces deux accords, les trois institutions de l'Etat ont démontré, par ce fait, «une volonté commune d'unifier les efforts entre différentes institutions de l'Etat et de renforcer la complémentarité dans l'action de contrôle, sécuritaire et judiciaire, à même de contribuer à une lutte efficace et durable contre le crime économique et financier et de consacrer un climat de confiance et de transparence dans les transactions économiques», conclut le communiqué. Rappelons-le, en 2025, l'OCRC a intensifié sa lutte contre la corruption avec des saisies records atteignant 13 milliards de DA sur l'année, portant la valeur des biens saisis à 24 milliards de DA sur la période récente. L'Office a notamment ordonné 159 interdictions de sortie du territoire et gelé 33 comptes bancaires, faut-il le rappeler.