Le complexe culturel islamique Abdelhamid Ben Badis de Constantine a abrité, jeudi, un colloque national intitulé «Le rôle de l'Association des oulémas musulmans algériens (AOMA) dans la sensibilisation et l'éducation des jeunes à travers les archives». Cette rencontre scientifique était organisée à l'occasion de Youm El Ilm (Journée du savoir) par la direction générale des archives nationales, en coordination avec la Fondation Cheikh Abdelhamid Ben Badis, avec la participation de professeurs, de chercheurs et historiens, et en présence des autorités locales et d'acteurs de la société civile. Le directeur général des archives nationales, Mohamed Bounaâma, a indiqué, dans son allocution d'ouverture, que cette rencontre s'inscrit dans le cadre des efforts visant à préserver la mémoire nationale et à transmettre le message de l'AOMA aux générations futures. Il a ajouté que cette rencontre nationale vise également à mettre en évidence le rôle des archives nationales dans la documentation des événements et la préservation du patrimoine culturel de l'Association des Oulémas Musulmans Algériens, en garantissant sa transmission de manière «fidèle et précise»en utilisant les technologies modernes. Selon M. Bounaâma, la rencontre vise aussi à analyser et à débattre des rapports et des correspondances détenus par l'Institution des archives nationales, mettant en lumière le rôle de l'AOMA dans l'éducation de la jeunesse et «la préparation du terrain pour le déclenchement de la glorieuse Révolution de Novembre». De son côté, le président de la Fondation Cheikh Abdelhamid Ben Badis, Abdelaziz Filali, mettant l'accent sur le rôle de l'AOMA dans l'instruction des jeunes, a souligné que cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la mise en lumière du rôle de cette association dans la «sensibilisation des générations à la nécessité de lutter pour la libération et de s'émanciper du joug colonial français». Le coordinateur de la Commission algérienne Histoire et Mémoire, Mohamed Lahcen Zeghidi, a indiqué, quant à lui, que la ville de Constantine, réservoir de mémoire, a historiquement connu un rayonnement scientifique illustré par le fait qu'elle comptait 400 écoles avant l'occupation française de l'Algérie, «ce qui en a fait une cible pour des opérations de pillage et de vol ayant entraîné l'effacement d'une partie importante de son patrimoine culturel durant la période coloniale». Il est à noter qu'à l'occasion de la célébration de Youm El Ilm, la ville d'Annaba a connu un certain nombre d'activités parmi lesquelles la pose de la première pierre de deux collèges d'enseignement moyen (CEM) et d'une école primaire dans les communes d'El Bouni et d'Ain Berda, tandis que des expositions et des rencontres mettant en lumière le rôle de l'Association des Oulémas Musulmans Algériens en matière d'éducation et de formation des générations ont été organisées dans les autres wilayas de l'est du pays.n