Le groupe Renaissance a retiré de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan, qui visait à lutter contre certaines formes d'antisémitisme. Cette décision intervient après que le gouvernement a annoncé qu'il pourrait reprendre le sujet via un futur projet de loi, élaboré de manière plus large avec les différents groupes politiques. Le texte, soutenu par l'exécutif, faisait toutefois face à de fortes oppositions, notamment à gauche, mais aussi à des critiques d'universitaires et de juristes. La France insoumise avait prévu de freiner son adoption en multipliant les procédures parlementaires, rendant son examen particulièrement tendu.Du côté des opposants, ce retrait est perçu comme un revers pour ses promoteurs. Jean-Luc Mélenchon a réagi en saluant une victoire politique : « Bon débarras ! Les apologistes du génocide ont échoué. Les amis de Netanyahu sont ridiculisés. Bravo à la résistance parlementaire ! » Malgré ce retrait, le gouvernement envisage toujours de présenter un nouveau texte d'ici l'été, dont le contenu reste à préciser et qui devrait faire l'objet d'un travail transpartisan afin d'éviter les blocages rencontrés jusque-là.n