Ce qui devait être une grande affiche de football africain s'est transformée en véritable scène de chaos. Loin de l'image d'un stade dédié au sport, la rencontre a pris des allures d'arène où la violence a pris le pas sur le jeu. Dans les tribunes comme aux abords de la pelouse, des supporters marocains se sont illustrés par des comportements agressifs, visant non seulement les joueurs échauffés, mais également les supporters algériens présents. Les incidents survenus lors de la demi-finale retour de la Coupe de la Confédération africaine de football entre l'OC Safi et l'USM Alger continuent d'alimenter une vive polémique. Du côté algérois, le ton est grave : le staff de l'USMA évoque clairement une situation préméditée. Comme souvent dans ce type d'affaires, les versions divergent selon les médias, parfois jusqu'à se contredire. Pourtant, les images relayées massivement sur les réseaux sociaux apparaissent sans équivoque. Elles contrastent fortement avec l'ambiance du match aller à Alger, qui s'était déroulé dans un climat bien plus apaisé. Un média rapporte que « les scènes chaotiques […] ont terni un peu plus l'image du football africain », déjà fragilisée par des précédents récents. Dimanche, la situation a dégénéré : envahissement de terrain au stade El Massira de Safi, jets de projectiles, fumigènes... autant d'actes ayant directement menacé la sécurité des joueurs de l'USM Alger. Ces derniers ont dû se réfugier dans les vestiaires, entraînant un retard de 80 minutes avant le coup d'envoi. Face à ces événements, l'entraîneur adjoint de l'USMA, Tarek Hadj Adlane, n'a pas mâché ses mots. Au micro d'El Bilad, il dénonce une organisation préalable des violences : « Tout était planifié depuis le début. Nos supporters ont été victimes d'agressions sauvages, tout comme les joueurs... et moi-même. Au-delà des accusations, c'est également la question de la sécurité qui est posée. Le technicien pointe un manquement grave, s'interrogeant sur l'homologation même du stade :« Comment un stade ne disposant pas des conditions minimales de sécurité peut-il être validé ? » Désormais, l'attention se tourne vers la Confédération africaine de football. Selon plusieurs sources, des sanctions d'une sévérité exceptionnelle seraient à l'étude : huis clos prolongés, voire exclusion des compétitions. Une réponse attendue, à la hauteur d'événements qui, une fois de plus, viennent ternir l'image du football sur le continent.