La situation des travailleurs de l'Apc de Constantine reste toujours bloquée en matière d'aide sociale du fait de la mésentente des deux sections syndicales, celle du Snapap qui a demandé une vérification de la gestion du compte des œuvres sociales placé, des années durant, sous le contrôle de la section syndicale affiliée à l'Ugta. Une revendication qui avait provoqué une virulente intervention d'un membre du secrétariat local de ce syndicat qui est allé jusqu'à proférer des menaces contre des responsables administratifs de l'Apc. Depuis lors, le compte de ces œuvres sociales a été bloqué par une décision administrative et la situation est restée dans cet état de pourrissement jusqu'à ce qu'elle soit héritée par le nouveau conseil communal. Ce dernier a exigé la constitution d'une commission au sein de laquelle doivent être représentées l'administration et les deux syndicats. Cette proposition a été rejetée par le syndicat de l'Ugta qui refuse de céder la gestion de ce profitable dossier et à travers quoi il pourrait être confondus par les opérations de contrôles qui deviendraient inévitables. Finalement cette opposition n'est plus exprimée avec la même virulence mais de nouvelles manœuvres persistent à bloquer tout avancement. D'un côté, le Snapap a proposé une liste sur laquelle le nombre d'adhérents inscrits dépasse largement le cota prévu et il ne parvient pas jusqu'à présent à éliminer les prétendants en plus. C'est le même cas de figure pour l'autre section syndicale qui n'a même pas réussit à dégager une liste de ses représentants. Ce qui prouve que la gestion du compte social des œuvres sociales est vraiment juteuse et favorable pour en disposer de certaines influences auprès des travailleurs qui en exprimeraient leurs vœux en aide sociale. En fin de compte, ce sont justement les intérêts de ces travailleurs qui demeurent pris en otage comme cela a été précédemment dénoncé. Paradoxalement ce ne sont ni les gestionnaires de l'administration, ni les élus qui agissent aussi négativement mais les syndicalistes dont le rôle primordial devait consister à aider tout le collectif. Cette conjoncture inacceptable a fait l'objet de regrets exprimés par le président de l'Apc à plusieurs reprises. Il est revenu ces derniers temps sur cet aspect inacceptable et au sujet duquel beaucoup de problèmes concernant les travailleurs, en matière de salaires, de dotation en équipements réglementaires, de régularisation sur le pan professionnel etc., demeurent non traités. Face à ces divergences qui durent depuis déjà près de deux années, certaines voix commencent à s'élever en vue de provoquer des assemblées générales pour renouveler les deux sections syndicales et les doter de représentants soucieux de défendre les intérêts du collectifs au lieu de chercher continuellement à satisfaire leurs propres besoins. Evidemment, ce serait la solution idéale mais seule l'union des travailleurs peut en décider. Hélas, ils sont dispersés et manipulés de tous les côtés.