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L'aïd de tous les sacrifices: Moutons chers et mercuriale en folie
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 29 - 10 - 2011

Comme si la cherté du mouton ne suffisait pas, les spéculateurs fourbissent leurs becs tels des vautours pour saigner à mort les poches des citoyens, déjà éprouvées par les dépenses du ramadhan, de l'aïd El-Fitr et de la rentrée scolaire.
A une dizaine de jours de la fête de tous les sacrifices, les citoyens assistent, impuissants, à une flambée soutenue et inexplicable des prix des fruits et légumes.
Cette envolée des prix des fruits et légumes focalise l'attention des Algériens à tel point que les «tumultes» qui traversent une grande partie des pays arabes, à l'exemple de la Syrie et de la Libye, semblent relégués, pour le commun des citoyens, au deuxième rang dans les discussions. Partout où l'on tourne la tête, les prix flambent. La particularité de cette envolée des prix, douloureusement vécue par les petites bourses, c'est qu'elle intervient à quelques jours seulement de la fête de l'Aïd El-Adha, synonyme pour les Algériens de grosses dépenses, vu la cherté du prix du mouton. Cette folie des prix promet des jours bien difficiles pour les ménagères.
En dépit de l'abondance des produits agricoles (fruits, légumes, viandes…), les prix sont jugés excessivement élevés. Après la flambée des prix des viandes rouges, le pauvre smicard assiste à la flambée, cette fois ci, des prix des légumes. La pomme de terre a donné le ton à la frénésie de la mercuriale. Elle est proposée à 70 dinars le kilo dans les marchés de quartier. Le comble est qu'il s'agit le plus souvent d'une pomme de terre de mauvaise qualité. Les connaisseurs du marché pointent du doigt la spéculation. Les stocks de ce tubercule peuvent satisfaire amplement l'offre du marché local. Aux halles centrales, la pomme de terre de bonne qualité est proposée, au prix de gros, à partir de 50 dinars le kilo. Celle de qualité moindre est cédée à 40 dinars le kilo. Pour les carottes, elles sont désormais cuites avec un prix de détail qui oscille entre 50 et 60 dinars. L'oignon, quant à lui, est cédé à 40 dinars le kilo. La tomate a pris des ailes en narguant la pauvre ménagère du haut de ses 70 dinars le kilo. Les haricots verts caracolent en tête de ce peloton en frénésie en affichant, sans remords, un prix de 150 dinars le kilo. Les citrons, avec un prix de 200 dinars le kilo, ont un avenir prometteur dans ce peloton en folie. Même tendance pour les fruits, où les pommes sont cédées à 280 dinars le kilo. Face à cette nouvelle vague de spéculation, les services concernés semblent impuissants à réguler un marché qui baigne dans la clandestinité totale. Les deux tiers du marché des fruits et légumes sont contrôlés par l'informel.
Pour le mouton, la fièvre des prix est montée d'un cran dans les marchés à bestiaux. Le mouton compte bien négocier sa peau contre des prix qui donnent le tournis aux pères de famille. Les prix des moutons ont flambé dans les marchés à bestiaux pour atteindre des seuils jamais égalés, au grand dam des bourses moyennes. Le mouton corné est négocié entre 30.000 et 45.000 dinars. Les maquignons venus des régions steppiques sont au rendez-vous, mais les acheteurs ne se bousculent pas à une dizaine de jours de la fête du sacrifice. Les prix proposés ont réussi à refroidir les ardeurs des acheteurs les plus téméraires. Nombreux vont renoncer cette année au mouton pour se rabattre sur un peu de viande et des abats. Certains ont passé leurs commandes auprès des boucheries. Des gérants de boucheries ont déjà bouclé les listes des commandes des abats complets. Concernant les prix de la viande ovine, ils varient entre 800 et 900 dinars le kilo. Pour les connaisseurs des fluctuations du marché des bestiaux, il y a suffisamment de moutons à mettre sur le marché. Cette envolée des prix du mouton est l'œuvre des spéculateurs qui profitent au maximum de la conjoncture actuelle. La politique de soutien des prix des aliments de bétail semble convaincre les éleveurs à garder la tête bien froide dans l'espoir de faire le maximum de gains à l'occasion de la fête du «sacrifice».


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