Programmes télévisés français: le PLJ soutient la décision de l'Algérie de rappeler son ambassadeur en France    Un projet de décret exécutif régissant les métiers d'artiste et de comédien en préparation    Covid-19 : l'équipe d'experts médicaux chinois achève sa mission en Algérie    Le Président Tebboune reçoit le moudjahid Othmane Belouizdad    S'inspirer des sacrifices de la génération du 1er Novembre pour le projet de l'Algérie Nouvelle    Foot : réunion du Bureau Fédéral de la FAF dimanche en visioconférence    Documentaire sur le Hirak: la presse nationale dénonce une campagne haineuse contre l'Etat algérien et ses institutions    Palestine/Covid-19: les portes d'Al-Aqsa ouvriront dimanche prochain    Une nouvelle plainte déposée contre Karim Khima    Biskra, la Mitidja du Sud    Le foyer de l'épidémie se déplace à Bordj Ali    Le moudjahid Ramdane Leftissi inhumé hier à Skikda    Le harcèlement des activistes continue    CANADA : à 14 ans, elle est élue jeune ministre de l'Environnement à Pointo    Sept défenseurs de la nature récompensés aux Oscars de l'Environnement    Rapatriement: Arrivée mercredi à Alger de 300 Algériens bloqués à Londres    Asseoir un système d'investissement permettant aux investisseurs de travailler sans entraves    PLFC 2020 : le Bureau de l'APN examine les modifications proposées    Pour non-respect des mesures de confinement: 8.237 personnes interpellées durant le mois de Ramadhan    Mascara: 6 malades guéris du Covid-19 quittent l'hôpital    Coronavirus: Peurs, défis et remises en question    Pouvoir et géopolitique - Hirak : jeux et enjeux    Projet de loi de finances complémentaire: Les députés contre la hausse des prix des carburants    RC Relizane: Un parcours en deçà des prévisions    Non, demain ne ressemblera pas à hier    En hommage aux victimes du Covid-19: Une minute de silence, hier, à l'Institut «Cervantès» d'Oran    Le Snapo suggère l'utilisation de masques en tissu    L'ADE promet de l'eau H24 pour Sétif    Les pêcheurs de Mostaganem comptent faire le plein    Le renouvellement de Sayoud, une priorité    Les habitants de la cité Makhat protestent    Des commerces sommés de fermer à Relizane    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    La Grèce renforce le contrôle à sa frontière avec la Turquie    Un important dispositif policier dissuade les manifestants    8 soldats tués dans une attaque attribuée aux Houthis    Les lecteurs du versant sud de Tizi Ouzou privés de journaux    Je veux partir seul au paradis !    Les victimes algériennes du Covid-19 en attente de rapatriement    Crise libyenne: Boukadoum exprime la "profonde" préoccupation de l'Algérie et sa disposition à abriter le dialogue libyen    Sport-Coronavirus: le contrôle médical des athlètes d'élite impératif avant la reprise    Plan d'annexion israélien en Cisjordanie : "une telle décision ne peut pas rester sans réponse"    Conflit libyen : Comment le GNA a réussi à chasser les mercenaires de Wagner de Tripoli    Kaïs Saïed : «Il n'y a qu'un seul Président en Tunisie»    FAF - Département Intégrité: La FIFA ne se mêlera pas des affaires internes    AS Monaco: Slimani, une situation paradoxale    Boumerdès: Le procès de Hamel, son fils et d'ex-responsables reporté    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Adoptée hier: La loi de finances 2018 sans l'impôt sur la fortune
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 27 - 11 - 2017

Les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté, hier, à la majorité écrasante, le projet de loi de finances 2018. Le parlement a confirmé, à l'issue de ce vote, la suppression officielle de l'impôt sur la fortune. Cette charge censée garantir à un degré très faible, l'équité fiscale entre les riches et la majorité du peuple, et qui a été annoncée en grandes pompes par Ahmed Ouyahia, s'est diluée entre les mains de la commission parlementaire des finances.
Sur les 36 modifications formulées par les députés, la commission des finances et du budget de l'APN a proposé de supprimer la disposition relative à l'imposition d'un impôt sur la fortune, sous prétexte que son application serait très difficile. Et ce, en raison du faible niveau de digitalisation au niveau des services des Finances, et les difficultés d'identification et de recensement des fortunes. Cette modification a été votée par la majorité parlementaire, alors que toutes les propositions formulées par les partis de l'opposition ont été rejetées.
Pourtant, une des modifications présentées par le Parti des Travailleurs proposait des mécanismes portant des fiches de droits d'enregistrement et de déclaration du patrimoine auprès des services de l'impôt. Et le recueil des données sur les fortunes, à travers les registres d'Administrateur de biens immobiliers, les registres des assurances et les données bancaires.
Convaincus par leur propre argument, les membres de la commission ont rejeté cette proposition et en insistant sur la suppression de l'impôt sur la fortune. Une obstination qui a été difficile à digérer par les partis de l'opposition, notamment par le Parti des Travailleurs qui a accusé la grande partie des parlementaires d'être « contre le peuple ». Ramdane Taazibt, le député du PT a nargué les parlementaires de la majorité. «Au lieu de demander la suppression de l'impôt sur le revenu global (IRG) versé par les travailleurs, vous avez demandé la suppression de l'impôt sur la fortune », a-t-il dit. Et de poursuivre : « pourtant cet impôt de 1 % sur la fortune est infime et ne peut rapporter que 10 milliards de dollars au Trésor public. C'est une honte pour le Parlement algérien ». Sachant que l'Algérie est «un des rares pays au monde où l'impôt sur le revenu global versé par les travailleurs et les retraités est largement supérieur à l'apport de l'impôt sur les bénéfices des sociétés ». Et de déplorer: «il est difficile d'appliquer l'impôt sur la fortune mais il est très facile de prélever l'impôt sur le revenu avant que le travailleur touche sa paie».
Pour Ramdane Taazibt, « le gouvernement n'a ni le courage ni la volonté politiques d'aller chercher l'argent auprès des oligarques qui se sont enrichis sur le dos du peuple en recouvrant les 12 000 milliards de dinars d'impôts non recouvrés, et 800 milliards de crédits non remboursés». Le député avertit en affirmant que ces politiques de deux poids et de mesures, qui œuvrent pour appauvrir le pauvre et engraisser les riches, favorisent la politique de classe. Le député du PT conclut : « que ceux qui achètent des voix entre 2.000 DA et 8.000 DA, n'auront jamais le courage d'être les maîtres de leurs décisions ou d'être du côté du peuple».
Le FFS, le RCD, le PT et les partis islamistes ont tous voté contre cette loi. Les députés de l'opposition à leur tête le PT et l'Union pour Nahda, El Adala et El Bina (UNAE) ont énergiquement dénoncé la répression policière ayant ciblé des syndicalistes, des enseignants et de médecins et des députés, pour interdire le rassemblement pacifique de l'intersyndicale, samedi dernier.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.