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Trahison
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 15 - 05 - 2018

Il n'y a pas eu l'ombre d'une dénonciation, si ce n'est de franches condamnations de l' «horrible massacre», pour reprendre l'accusation de l'Autorité palestinienne, perpétré hier lundi par l'armée sioniste contre les manifestants palestiniens dans la bande de Ghaza. Au moment où de jeunes Palestiniens tombaient sous les balles assassines de soldats israéliens, l'ouverture de l'ambassade US à Al Qods occupée était célébrée en grande pompe. Dans le même temps, et face à un silence assourdissant des pays arabes, en particulier tous ceux qui se sont empressés de s'abriter sous le parapluie américain ou ceux qui avaient estimé qu'Israël avait le droit de se protéger contre l'Iran, la Ligue arabe, plus que jamais un ensemble mort-vivant, annonce la tenue pour demain mercredi d'une réunion urgente, non pas pour condamner l'assassinat des Palestiniens, mais se prononcer, six mois après son annonce par le président américain, sur la décision de transfert de l'ambassade américaine à Al Qods.
Alors que le reste du monde assistait avec une grande indifférence au massacre des manifestants palestiniens qui revendiquent eux aussi le droit à retourner sur leurs terres spoliées, il aurait été réconfortant d'entendre çà et là quelques voix courageuses crier dans l'indifférence ambiante au moins sa colère. Non, il n'y a rien eu et les pays arabes, les monarchies du Golfe au premier rang, sont en train de prouver qu'il y a eu, à un moment ou un autre au cours de ces dix dernières années, un grand virage dans leur perception de la menace israélienne. Et, avec l'exacerbation des relations, qui frise le conflit armé, entre l'Arabie Saoudite et l'Iran qui s'affrontent par milices interposées, comme au Yémen, un engagement est en train de tomber, celui de ne plus considérer l'entité sioniste comme un ennemi.
L'adage qui dit que «l'ennemi de mon ennemi est mon ami» est en train de se consolider avec cette disparition des écrans radars des pays arabes de l'Etat hébreu, remplacé par l'Iran. Et, comme les monarchies du Golfe l'ont montré à plusieurs reprises, ce rapprochement intolérable mais bien réel entre Israël et l'Arabie Saoudite, ainsi que certains autres pays du CCG, dont Bahreïn, est en train de prendre forme non seulement au détriment de l'Iran, mais de tout ce que les pays arabes avaient jusque-là défendu, à commencer par le droit des Palestiniens à un Etat avec comme capitale Al Qods occupée. En baissant la tête à la fois devant les Etats-Unis et leur fantasque président, mais, suprême affront, devant l'entité sioniste, les pays arabes zappent de facto la cause palestinienne et s'allient ouvertement avec leur ennemi commun.
L'assassinat pratiquement en direct de plusieurs dizaines de Palestiniens en cette journée de veille de la Nakba n'a pas provoqué de réaction d'un ensemble de pays arabes pourtant prompts à s'entredéchirer, mais qui pensent qu'Israël pourrait être une solution contre le problème iranien. Car la grande querelle entre Saoudiens avec leurs Etats satellites et les Iraniens, réelle ou factice, est devenue une ligne de fracture dans la région, assez grande pour que les appels à condamner Israël pour ses crimes contre l'humanité dans les territoires palestiniens occupés deviennent de plus en plus rares, inaudibles. Une chose impensable il y a juste une dizaine d'années. Entre-temps, les Palestiniens continuent de mourir, mais eux en défendant leur terre, leur identité, leur dignité.


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