Le revers de trop    Dilapidation de deniers publics : Ahmed Ouyahia face à la justice    La justice "accélère" la cadence    Le général Bouazza nommé à la tête de la DSI    Les chantiers de la refondation du collectif Nabni / Chantier 2 - Rendre les urnes au Peuple Bâtir un système électoral zéro-fraude en moins de ...    Les bus de l'Etub ne circulent plus    Les réfrigérateurs Slimmed Down de LG : Plus minces et aliments plus frais    20 ans de monnaie unique dans l'UE: "L'euro, tel qu'il est aujourd'hui, n'est pas stable"    Huawei va déployer la 5G durant la CAN-2019    La Badr refuse-t-elle de payer les retraités de France?    Après la mort d'une journaliste : Arrestations et appel au calme en Irlande du Nord    Daesh revendique l'attaque meurtrière contre un ministère    4 assaillants tués en attaquant un QG de la sécurité    L'Algérie fer de lance de Seat dans le monde    Conseil de la Ligue arabe : M. Sabri Boukadoum participe à la réunion consacrée à la question palestinienne    28e journée de la Ligue 2 : Statu quo en tête, l'USMH n'est plus relégable    Grève contre le retour du directeur    L'OMA en quête de financement    C'est déjà plié pour Rivaldo    Quinze wilayas sont concernées    Des enfants à sauver    4 kg de kif saisis et 4 individus arrêtés    Spécialiste de l'Algérie : L'historienne Annie-Rey Goldzeiguer, tire sa révérence    13 réalisatrices au festival de Cannes 2019    Tamazight prochainement disponible sur Google traduction    De nouvelles salles de cinéma pour le Ramadhan    Session extraordinaire le 4 mai    La date fixée au 21 juin    Ouyahia, la chute d'un dinosaure    Feu vert officiel pour la mise en service    Ould Abbes dans de mauvais draps    Tizi Ouzou.. Les routes de tous les dangers    Championnat de Ligue 2.. Mobilis Le WAT et l'ASO à 3 points de l'élite    AG des fédérations sportives.. Les défis de l'heure    Il s'est mal comporté avec Bahloul à l'AG de l'UAFA.. Raouraoua déclare la guerre à la FAF    207 morts dans les attaques terroristes.. Massacre au Sri Lanka    Grippe saisonnière.. Net recul cette année    Mois du patrimoine.. Un riche programme    Lutte contre la criminalité : Près de 2900 suspects interpellés en mars dernier    Début du référendum constitutionnel en Egypte    Grandiose 20 Avril à Tizi Ouzou    Algérie-Mali, le 16 juin à Abu Dhabi    Trucs et astuces    Des remèdes complémentaires pour soulager une entorse de la cheville    La progression féconde    …sortir…sortir…sortir…    «Le prix payé pour tamazight a été exorbitant»    Forte explosion et tirs dans le centre de Kaboul    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ballon carré
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 16 - 01 - 2019

Quatre-vingt cas de violence ont été enregistrés dans nos stades de football lors de la phase actuelle du championnat professionnel, enfin selon la dénomination officielle. Les statistiques sur les blessés des deux bords, spectateurs et policiers, se passent de commentaires et le constat établi, connu, chiffré, n'est plus une surprise pour personne.
Le foot chez nous est devenu presque une religion concomitante où le fanatisme fait foi et le chauvinisme un pilier incontournable. «Le football est un sport inventé par les Anglais, qui se joue à onze et où les Allemands gagnent à la fin», disait Gary Lineker excédé par les victoires de la Mannschaft. Ça c'est ailleurs, chez les gens civilisés, les croisés, les têtes blondes, où on ne jette pas le pain dans les poubelles, où on respecte son voisin et qu'on dit bonjour même à un étranger. Ailleurs où on ne vole pas les souliers dans les mosquées, où le vol institutionnel est puni par les lois de la République, où la justice est rendue pour n'importe quel contribuable, où, où, où… Ça c'est ailleurs que dans les pays sous-dev, ceux du quart-monde et du monopole familial où le football devient un joint qu'on fume avant d'exploser en mille colères. Dans ces pays-là, à la lisière d'un parlement légitime, de ministres compétents et d'une constitution démocratique, le foot se drape de ses plus hideuses guenilles. Le rectangle vert devient alors, sous ces cieux, un exutoire, une excuse, un alibi pour régler les comptes et crier au loup. Les exemples foisonnent et le ballon rond se transforme en un discours populiste, enflammant les tribunes et faisant oublier, au passage, les hors-jeu du quotidien.
Arme de persuasion massive, un match de foot de 90 minutes est celui de tout un peuple qui s'y identifie, qui pardonne la faim et le chômage et qui scande le nom de son raïs. Pour peu que son équipe gagne et c'est l'assurance d'un nouveau mandat, de la pérennité d'une famille vissée au pouvoir et des affaires réglées sur le dos des spectateurs. Le foot fait illusion tout comme les promesses électorales et à la moindre défaite on se réveille avec la gueule de bois et l'impression désagréable de s'être fait blouser. On redécouvre sa misère et celle de ses voisins, l'injustice et le népotisme d'un responsable local. On brûle alors ses dernières illusions avec son propre corps comme combustible. A travers une rencontre de footeux, la guerre peut être déclarée entre deux pays et le visage le plus hideux d'une fraternité mis au grand jour. Tension, invective, violence, le foot laisse libre cours à une bestialité contenue et se répand en dehors de l'enceinte sportive. Rampant contre l'ordre établi, réveillant les pires instincts d'un nationalisme destructeur, le foot met son treillis, son costume de prédicateur et joue son rôle de comité de soutien dans ces pays où il est plus qu'un spectacle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.