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Ballon carré
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 16 - 01 - 2019

Quatre-vingt cas de violence ont été enregistrés dans nos stades de football lors de la phase actuelle du championnat professionnel, enfin selon la dénomination officielle. Les statistiques sur les blessés des deux bords, spectateurs et policiers, se passent de commentaires et le constat établi, connu, chiffré, n'est plus une surprise pour personne.
Le foot chez nous est devenu presque une religion concomitante où le fanatisme fait foi et le chauvinisme un pilier incontournable. «Le football est un sport inventé par les Anglais, qui se joue à onze et où les Allemands gagnent à la fin», disait Gary Lineker excédé par les victoires de la Mannschaft. Ça c'est ailleurs, chez les gens civilisés, les croisés, les têtes blondes, où on ne jette pas le pain dans les poubelles, où on respecte son voisin et qu'on dit bonjour même à un étranger. Ailleurs où on ne vole pas les souliers dans les mosquées, où le vol institutionnel est puni par les lois de la République, où la justice est rendue pour n'importe quel contribuable, où, où, où… Ça c'est ailleurs que dans les pays sous-dev, ceux du quart-monde et du monopole familial où le football devient un joint qu'on fume avant d'exploser en mille colères. Dans ces pays-là, à la lisière d'un parlement légitime, de ministres compétents et d'une constitution démocratique, le foot se drape de ses plus hideuses guenilles. Le rectangle vert devient alors, sous ces cieux, un exutoire, une excuse, un alibi pour régler les comptes et crier au loup. Les exemples foisonnent et le ballon rond se transforme en un discours populiste, enflammant les tribunes et faisant oublier, au passage, les hors-jeu du quotidien.
Arme de persuasion massive, un match de foot de 90 minutes est celui de tout un peuple qui s'y identifie, qui pardonne la faim et le chômage et qui scande le nom de son raïs. Pour peu que son équipe gagne et c'est l'assurance d'un nouveau mandat, de la pérennité d'une famille vissée au pouvoir et des affaires réglées sur le dos des spectateurs. Le foot fait illusion tout comme les promesses électorales et à la moindre défaite on se réveille avec la gueule de bois et l'impression désagréable de s'être fait blouser. On redécouvre sa misère et celle de ses voisins, l'injustice et le népotisme d'un responsable local. On brûle alors ses dernières illusions avec son propre corps comme combustible. A travers une rencontre de footeux, la guerre peut être déclarée entre deux pays et le visage le plus hideux d'une fraternité mis au grand jour. Tension, invective, violence, le foot laisse libre cours à une bestialité contenue et se répand en dehors de l'enceinte sportive. Rampant contre l'ordre établi, réveillant les pires instincts d'un nationalisme destructeur, le foot met son treillis, son costume de prédicateur et joue son rôle de comité de soutien dans ces pays où il est plus qu'un spectacle.


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