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Vous êtes les plus mauvais exemples
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 23 - 01 - 2019

Nous rentrons ainsi dans la peau d'un responsable. Loin de son personnage. A regarder autour de soi, observer ou lire les actes de ceux qui gèrent nos sorts, l'on se voit mal lotis. Malgré les nouveautés introduites dans les modes de gestion où la hiérarchie n'est qu'un indice salarial, certains des nôtres n'y voient qu'une supériorité.
Il est de notoriété publique de dire que le responsable doit quelque part jouir d'un nombre important de préalables qualitatifs. Car il devra outre exceller dans cette technicité professionnelle qui particularise le contexte attributionnel qui lui est confié, se prévaloir aussi d'autres atouts. L'ardeur et la passion qu'il développe face à son emploi. Et surtout cette nécessité de rendre justice à ceux qui la méritent, ne pas prendre des affaires publiques pour une affaire personnelle. Etre juste, droit et impartial. La volonté et la détermination en plus de la réflexion et l'initiative ne peuvent que le conforter dans la ferme décision qu'il sera appelé à prendre sans omettre de faire périodiquement son autocritique. Sans la ferme décision positive ou négative, il apparaîtra telle une hésitation paralysante. Que dire du volet communication et de son impérativité dans le fonctionnement d'un responsable ? Communiquer n'est pas brailler pompeusement des élocutions distraites à un auditoire convoqué et obligé d'ingurgiter toute baliverne. Communiquer a cet aspect envoûtant de mise à l'aise de son entourage. Il ne peut s'y dégager qu'une convivialité sereine sans pour autant nuire aux valeurs de rang qui distinguent l'un des autres. Offrir un sourire dans un moment de tourmente ne vise qu'à l'accroissement du moral des troupes. Une fausse mine ou une mine patibulaire favorise davantage sa destruction.
C'est ainsi qu'il existe plusieurs facteurs disqualificatifs du responsable. L'arrogance, la vanité et la suffisance. L'insouciance, difficilement dissimulable car publiquement perçue qu'il peut arborer sans état d'âme à l'égard du secteur qu'il dirige, constitue le premier indicateur d'une dérive qui surviendra sans doute même à la longue. Un ministre ne peut se permettre de penser à sa carrière quand son secteur est en proie à l'effervescence de la société pour laquelle il est là. Ce je-m'en-foutisme malheureusement est parfois pris pour une non-implication intuitu-personæ. Un défaut d'engagement. Il y a aussi au compte de la disqualification d'un responsable le parti pris. L'on peut former autour de soi, de son programme, un noyau dynamique qui pilotera le projet avec un esprit d'équipe. Mais l'on ne peut faire émerger ou aider à la constitution de clans. L'équipe rationnellement s'oppose au clan. Leur esprit respectif aussi. Et si son cabinet est pris par un chef brut, abrupt et mesquin, c'est que l'on est déjà pris en otage. Il vous emprisonne.
Un responsable, dans l'absolu, est censé produire des ordres. C'est à travers la production de ces ordres, commandements, directives, notes, décisions, etc., qu'il s'exprime. Qu'il soit stratégique ou tactique, l'ordre importe peu dans le mode de son expression, verbale ou expresse. S'il ne s'agissait là que de responsabilité recommandée traditionnellement par un formalisme d'une gestion désuète, l'ordre, loin d'un graphe ou d'un paraphe, ne serait qu'une conséquence à une clairvoyance déterminante d'avenir. La responsabilité y est de facto dès l'entame de l'exercice de pouvoirs. La construction d'un ordre comme une construction cellulaire obéit à des normes à peine d'échec de réception. Il doit être légal, précis, faisable et possible. On notera tout de même que la peur ou la trouille chez un responsable devient une inquiétude pour ses sujets et lui cause un lourd handicap à survivre professionnellement. Elle le déprécie. Par contre, le courage n'est pas dans l'excès de zèle plus qu'il n'est dans la crainte utile et l'étude de risques.
Il reste que le populisme et la recherche incessante de vouloir plaire à tout prix demeurent le mal viral qui gangrène le personnage du chef. La conscience nationale retiendra à la charge de certains gouverneurs ou dirigeants, en sus du dérèglement des mœurs qu'ils auraient engendrés au niveau des différentes sphères du pouvoir, le mensonge, la roublardise et la fausseté. D'où la sentence prophétique de clamer que le chef est soit un exemple à suivre (producteur d'ambition et de bonheur), soit un exemple à fuir (détracteur de valeurs et imposteur).


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