Météo.. Des pluies soutenues à l'Est    ANNONÇANT SON SOUTIEN AU MOUVEMENT POPULAIRE : Bouchareb dit que le FLN est une victime    600 milliards de dollars : Mellah accuse Ouyahia    FCE : Haddad convoque un Conseil exécutif pour fin mars    LES SOUSCRIPTEURS DU LPA MONTENT AU CRENEAU : Un sit-in observé devant le siège de la wilaya    Des forces non-constitutionnelles gèrent le pays    Démission du président Nazarbaiev après près de 30 ans de pouvoir    Washington accuse la Russie et la Chine de menacer la paix dans l'espace    Brentford fixe la clause libératoire de Benrahma    Deux matchs à huis clos pour l'AS Aïn M'lila    Deux sociétés de marketing sportif condamnées à 500 000 dollars d'amende    Les médecins marchent contre la prolongation du 4e mandat    Apparition de 87 cas en milieu scolaire    Filets de poulet à la chapelure    La 51e édition de la Fête du tapis reportée sine die    La déveine de Lakhdar Brahimi    Comment a-t-on pu ruiner ce pays ?    Crise syrienne : Les dernières heures de Daech ?    Ghaza : L'ONU demande à Israël de revoir ses règles d'engagement militaires    «Boeing 737-Max 8» et «Boeing 737-Max 9»: Suspension des vols dans l'espace aérien algérien    La mobilisation ne faiblit pas: Blouses blanches et étudiants investissent la rue    Le président de la FOREM l'affirme: Il n'y a pas de société civile en Algérie    UNAF - Tournoi international U15: Coup d'envoi aujourd'hui au stade Ahmed-Zabana    Selon Ali Benflis: La lettre de Bouteflika «va au-delà des limites de la provocation et du défi»    Tébessa: Les devises flambent !    La Russie hostile à toute ingérence extérieure    Mise en vente des billets mercredi    Des matches risquent de toucher le fond    Khazri et Sekhiri forfaits face au Swaziland et l'Algérie    Neutralisation d'un réseau régional spécialisé dans le vol de véhicules    Livraison de 252 camions au MDN    Une baisse de près de 14% enregistrée en janvier 2019    Prise en charge des malades atteints du cancer au CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou    Le syndrome de la déconcentration et de la déconnexion    60e Salon international du livre de Québec    Ouyahia dément    Chine : Plus fort ralentissement de la production en 17 ans    Etats-Unis : Wall Street signe l'arrêt de mort des producteurs de schiste américains    Brexit: Le président de la Chambre des communes bouleverse les plans de May    Oran: Réception l'été prochain de 15 projets d'établissements hôteliers    Guerre commerciale USA-UE: "Ce sont les Etats-Unis qui sont le vrai perdant aujourd'hui"    Classement ITF Juniors: L'Algérien Rihane, désormais 109e mondial    Mali : Le gouvernement réaffirme sa détermination à lutter contre le terrorisme    GAID SALAH : "Pour chaque problème existe une solution"    Le choix du destin de l'Algérie    Programme "Forsa, école de la 2ème chance" : Une vingtaine de jeunes en voie d'insertion à Oran    FÊTE DE LA VICTOIRE (19 MARS 1962) : Une célébration dans un contexte politique national particulier    Concert de guitare flamenca    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le ras-le-bol
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 18 - 02 - 2019

Faut-il s'inquiéter de ces spasmes qui ont samedi mis à nu les tares du système quand ils n'ont pas franchement dénoncé en des termes crus le 5ème mandat ? Le fait est grave et mérite d'être relevé à un moment où la campagne électorale pour un 5ème mandat du président Bouteflika est pratiquement lancée avec en plus de gros moyens. Une direction de campagne qui n'hésite plus à annoncer de grandes décisions politiques qui viendraient couronner l'élection, éventuellement du candidat Bouteflika, en particulier des réformes qui revisiteraient la Constitution et l'actuel modèle économique. Face aux certitudes du pouvoir, épaulé selon certains candidats à la candidature par une administration pas tellement neutre, quant à la manière de gérer le pays après cette élection, dont l'issue ne fait plus aucun doute pour les observateurs, il y a ces contre-vérités, ces sorties dans la rue de jeunes qui revendiquent un autre sort à cette présidentielle.
Cela devient même inquiétant avec cette colère que certains refuseraient de dire «spontanée» de jeunes dans certaines régions du pays qui ont dit «non» à un 5ème mandat. La sortie d'un stade de football à Jijel a été l'occasion pour des jeunes de manifester contre le 5ème mandat et la même revendication a été organisée près de Béjaïa, à Kherrata. La colère des jeunes est à prendre au sérieux au moment où de plus en plus de voix réclament sinon un autre sort à cette présidentielle qu'un 5ème mandat, du moins une élection démocratique avec les chances de réussite égales à tous les futurs candidats, après le tamis du Conseil constitutionnel. Or, ce qui se passe sur le terrain n'est pas tout à fait rassurant sur le climat politique ambiant, ni quant à la bonne tenue des préparatifs de ce scrutin, notamment des dépassements de l'administration rapportés par des candidats à la candidature quant à la collecte des signatures de parrainage notamment. D'autres candidats font état de pressions au moment où la campagne du président-candidat bat avant l'heure le rappel de tous les soutiens, organisations de masse, partis et personnalités.
Plus grave, la direction de la campagne électorale pour un 5ème mandat s'est cependant piégée en affirmant qu'il n'y a aucune opposition à la candidature de M. Bouteflika, ce qui a été fortement contesté samedi par la sortie dans la rue de centaines de jeunes. C'est là le signal évident d'une exécrable tension politique que ne sont pas parvenus à récupérer et matérialiser les partis de l'opposition, au contraire des jeunes qui ne s'embarrassent pas de protocole. Et c'est cet appel poignant que le pouvoir doit prendre en considération, comprendre et catalyser, car il exprime mieux que les partis politiques l'extrême détresse de la jeunesse algérienne, ses espoirs perdus et son avenir hypothéqué. Peut-être plus par des promesses non tenues que par l'éventualité ou la fatalité d'un 5ème mandat qu'auraient dans la foulée avalisé les partis d'opposition en ne se présentant pas en rangs serrés face aux partis du pouvoir qui, eux, parlent d'une seule voix. Et, à bien des égards, il faut dès lors se méfier de la colère des jeunes, en particulier son instrumentalisation par quelque partie que ce soit.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.