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La fin des anneaux de Jupiter
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 18 - 04 - 2019


La révolution en marche depuis le 22 février dernier est en train de bousculer les acquis hérités et imposés par la force du fait accompli et des compromissions mais aussi de faire tomber les codes structurels d'un Etat qui ont balisé une promotion sociale basée sur le clanisme et le clientélisme. Si le système politique et gouvernemental est attaqué par le hirak, un autre front est ouvert contre les organisations de masse, conçues comme de véritables satellites liberticides, premières antichambres de non-droit. Le mouvement populaire s'est mué en tsunami qui a tout balayé, à commencer par la kyrielle d'organisations estudiantines qui avaient prêté allégeance à Sellal, alors directeur de campagne de Bouteflika pour le cinquième mandat. Des organisations parasitaires, partisanes, infiltrées dont les seuls faits d'armes pour la majorité sont une politique de terreur orchestrée et contre les autres étudiants et contre l'administration. La première marche des étudiants, initiée après le 22 février, a sonné le glas de ces organisations qui ont prouvé qu'elles ne représentent finalement que leurs parrains. Si l'acte de décès de ces syndicats d'étudiants a été officialisé dès les premiers jours du hirak, cela n'a pas été le cas pour l'UGTA dont le SG, Sidi Saïd, est toujours à sa tête malgré son désir affiché de ne pas briguer un énième mandat. Longtemps protégé par le système qui l'a utilisé pour faire passer ses lois antisociales, Sidi Saïd a été l'un des plus farouches et zélés partisans d'une reconduction de Bouteflika au pouvoir. Hier, comme presque à chaque occasion, des milliers de manifestants ont occupé la rue Aïssat Idir, devant la maison du peuple, siège de la Centrale syndicale, pour réclamer son départ immédiat. Le ressenti est tellement fort que les travailleurs affiliés à l'Union ne veulent pas de lui ni de son équipe, une minute de plus à la tête de l'UGTA. Le refus même d'attendre la tenue du 13e congrès, dont la date n'est toujours pas connue pour le voir partir, est symptomatique du fossé qui existe entre la base syndicale et sa direction. Si les étudiants veulent repartir sur de nouvelles réflexions en rupture avec les schémas organisationnels traditionnels, l'UGTA se cherche un nouveau souffle tout en gardant les anciennes structures finalement obsolètes et peu représentatives. Tout comme les symboles qui ont fait ce pays, l'UGTA doit retrouver sa place dans le musée de l'histoire au même titre que le FLN et les travailleurs d'essayer de se réinventer un nouveau cadre syndical plus approprié avec la mentalité révolutionnaire de la deuxième République.

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